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Les Eleveurs du pays vert et Centre-Lait mettent des moyens en commun

Les deux grands groupes coopératifs cantaliens ont décidé de s´unir pour sauver Covial. Rapprochement qui pourrait aboutir à terme à une fusion des deux unions.

Le groupe des Eleveurs du pays vert (EPV) et l´union de coopératives Centre-Lait ont décidé de mettre en commun leurs moyens de gestion pour sauver Covial, filiale viande dont EPV n´arrivait plus à assumer seul le fonctionnement et les déficits, et tenter de redresser un outil à la dérive. Evoqué depuis plusieurs semaines, ce rapprochement a été discuté lors de l´assemblée générale plénière d´EPV mardi 28 juin au Teulet, puis présenté aux principaux représentants de la profession agricole le soir même. Avant d´être confirmé le lendemain par un communiqué dans lequel les deux groupes disent "assumer ensemble leur devoir de décision visant à conserver le pouvoir de décision entre les mains des agriculteurs du département". Et vouloir ainsi "tout mettre en oeuvre pour empêcher une fois de plus la délocalisation de nos activités".

Un regroupement des moyens de gestion

"Au départ, nous avions été sollicités par Les Eleveurs du pays vert pour partager l´atelier de Covial", explique Jean-Pierre Chateau, président de Centre-Lait. Son groupe prévoyait en effet d´investir 4 millions d´euros sur le site de l´ancien abattoir d´Aurillac pour doter sa filiale Cantal-Salaisons d´un atelier de découpe de porcs. "Après étude, il est apparu que la solution d´utiliser l´atelier de Covial pour ces activités de découpe générait un surinvestissement trop important pour nous. Nous l´avons donc abandonnée pour nous tourner vers l´hypothèse d´un rapprochement de moyens qui pourrait déboucher sur la mise en place d´une union de coopératives commune après mise en commun de nos services et moyens de gestion", commente le président Chateau. "Nous n´avons pour l´heure décidé que d´un rapprochement de nos moyens de gestion afin d´atteindre un meilleur niveau d´efficacité, renforcer notre activité viande bovine et la sauver", précise Serge Paran, président d´EPV. "Des décisions de gestion qui appartiennent à nos conseils d´administration, alors que seuls nos adhérents pourraient décider un jour en assemblées générales d´une éventuelle fusion de nos deux groupes", poursuit-il.

Une stratégie axée sur la valorisation des produits locaux

Ce rapprochement ne remet pas en cause l´activité bovine, assure Serge Paran, même si des réorganisations sont en cours et des restructurations à prévoir. "Il y a trois choses que nous nous refusons d´abandonner", dit-il : "Les marchés qu´on détient sur les filières construites à partir de nos races ; l´atelier steak haché, pour lequel il y a des discussions mais qu´il serait à mon avis dangereux de fermer car c´est notre seul espoir d´arriver à valoriser un jour les quartiers avants ; enfin, il faut veiller à ne pas descendre en dessous de 250 vaches abattues par semaine à Aurillac, sinon c´est l´abattoir qu´on mettra en difficulté". La stratégie clairement affichée par les deux partenaires est de donner dans cette nouvelle configuration "la priorité, pour ne pas dire l´exclusivité à la valorisation des produits locaux dans le cadre des démarches qualité qui constituent la richesse de nos territoires, qu´elles concernent les races ou les produits...", sans exclure "des partenariats, dans le prolongement de ceux déjà établis, ou plus novateurs".

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