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Doux
Les éleveurs attendent des garanties

Le redressement judiciaire du groupe Doux a un impact direct sur les trésoreries des éleveurs.

© S. Giraud

La quinzaine d’éleveurs installés dans l’Allier, dans le Puy-de-Dôme et la Creuse livrant au groupe Doux s’est réunie, en début de semaine, à Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l’Allier.

Le redressement judiciaire du groupe Doux plonge les éleveurs dans une situation particulièrement compliquée. « Le montant des créances dû par le groupe Doux atteint sur certaines exploitations plus de 30.000 euros », explique Jacques Force, président de la section régionale avicole d’Auvergne. S’ajoutent à ces problèmes de trésorerie, des difficultés pour être approvisionné en aliments et en gaz. Les matières premières arrivant au compte-goutte, l’usine d’aliments Doux de Clémont dans le Cher tourne aussi au ralenti, même si ce problème devrait être résolu dans les prochains jours. La fabrication et du coup la livraison

d’aliments destinés aux volailles est donc retardée.

Du côté de l’énergie aussi, la cessation de paiement du groupe Doux paralyse les approvisionnements. Faute d’être réglé, certains gaziers refusent d’honorer les commandes.

La section régionale avicole souhaite que ces blocages soient levés dans les plus brefs délais pour que les éleveurs continuent de travailler et surtout de produire. Elle en appelle aussi aux banques « afin de trouver les solutions de trésorerie les plus adaptées aux éleveurs, face à une problématique qui n’est pas de leur responsabilité ».

« Aujourd’hui, il est primordial que l’administrateur judiciaire du groupe Doux fournisse des garanties de paiement sur les créances ainsi que sur la pérennité des outils de production », insiste Jacques Force. Mais aussi, que les négociations nationales relatives à la poursuite d’activité du groupe, aboutissent.

Les éleveurs ont besoin de lisibilité, eux-aussi doivent gérer leur entreprise.

 

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