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« Les effectifs salers continuent de s’accroître »

Le Syndicat des Eleveurs Salers du Puy-de-Dôme a tenu son Assemblée Générale le 30 mars dernier. De quoi faire le point sur l’année 2016 et sur les nouveaux projets 2017.

Les adhérents du Syndicat Salers se sont réunis à Besse pour faire le bilan sur la race.
Les adhérents du Syndicat Salers se sont réunis à Besse pour faire le bilan sur la race.
© Karen Maruel

«En cette année 2016, les effectifs salers continuent de s’accroître ce qui est très encourageant et prouve la vitalité de la race», introduit Frédéric Chabrillat, président du Syndicat Salers. Effectivement, on note sur la période 2015 - 2017 une augmentation de plus de 3% du nombre de têtes. De quoi ravir les adhérents à la race.

 

Un bilan 2016 positif

Malgré une baisse de 4% de détenteurs, portant leur nombre à 782 pour 2017, l’année est marquée par une hausse de 3,2% du nombre de vaches allaitantes dans le département. De son côté, le nombre de salers continue de s’accroître de 3,3%, pour un total de 18 767 vaches dans le Puy-de-Dôme. Avec un résultat d’exercice positif et une trésorerie qui permet d’envisager de nouvelles activités, le bilan 2016 est positif. «Le concours départemental organisé à Chastreix a été un très bon cru, surtout au niveau de la présentation des élevages », félicite Gilles Gapihan, animateur à l’EDE. Ce sont 18 éleveurs qui ont répondu présents avec plus de 160 bovins. Et les projets à venir ne manquent pas ! Spécial Salers à Vichy, ou encore voyage à la rencontre des engraisseurs italiens à l’horizon 2019, les adhérents ont de quoi faire. En octobre prochain, ils se rendront en Belgique sur 4 jours pour visiter des élevages et le concours salers Agrimax à Metz.

Des achats majoritairement puydômois

Des études réalisées sur la période 2010 - 2017 révèlent que l’achat des mâles reproducteurs représente 14% des achats salers sur le département, contre 86% pour les femelles, pour un total de 2 421 bovins. Sur ces femelles, 41% (990) sont des vaches pleines ou suitées. Côté origine, près de 60% des achats se font dans le Puy-de-Dôme. Arrive en seconde position le Cantal à hauteur de 25% dans la catégorie des génisses de plus de deux ans. Seule une infime partie des achats provient des départements de l’Allier, la Corrèze ou la Haute-Loire. L’Assemblée générale du syndicat s’est poursuivie par celle de «Bovins Croissance», devenu dé-sormais «Conseil Elevage Vian-de». Avec près d’un élevage sur deux en croisement dominant (45%) et 25% en pur dominant, on constate une augmentation de la taille des cheptels sur la période 2011 - 2016.

Un GIEE pour valoriser le lait de salers

« L’intérêt commun du projet porté par des éleveurs est une meilleure valorisation du lait de salers, avec pour objectif l’amélioration de la triple performance : économique, sociale et environnementale », explique Céline Maisonobe, animatrice de l’association Tradition Salers. Ce projet, c’est la création d’un Groupement d’Intérêts Economique et Environnemental (GIEE). Similaire à un label,

« l’objectif est de produire du lait AOP de bonne qualité fromagère destiné à être transformé en cru, et d’améliorer les conditions de travail avec la MSA et le lycée de Bonnefont », poursuit l’animatrice. Reconnu par l’État, le GIEE apporte des aides indirectes grâce à la majoration de certaines aides et des dossiers prioritaires.

 

Nouveauté 2017

Le catalogue des meilleurs reproducteurs allaitants du département sera désormais complété d’un site d’offres de vente Genetic BC afin d’offrir un service global papier et web. Son but ? Actualiser en permanence l’offre en reproducteurs tant mâles que femelles et élargir le champ des acheteurs potentiels.

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