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Les EDT envisagent une augmentation de leurs tarifs

Les EDT du Puy-de-Dôme clôturent une année 2018 compliquée, entre sécheresse automnale, baisse des rendements de betteraves et explosion des charges.

Éric Alexandre (au centre), président des EDT du Puy-de-Dôme estime la hausse de tarifs « regrettable » mais « indispensable ».
Éric Alexandre (au centre), président des EDT du Puy-de-Dôme estime la hausse de tarifs « regrettable » mais « indispensable ».
© Mélodie Comte

Les Entrepreneurs Des Territoires du Puy-de-Dôme, réunis le 25 janvier dernier à l’occasion de leur assemblée générale, ont rappelé leur volonté de « soutenir nos clients dans ce contexte agricole morose ». Malheureusement, encore une fois, la dernière campagne ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions. Le GNR a notamment accusé une hausse de prix de plus de 30%. Le prix d’achat des machines, leur entretien et les charges salariales ont également poursuivi leur progression. Les EDT arrivent donc à la conclusion qu’ils tentaient d’éviter depuis plusieurs années : « il nous faut envisager une augmentation de nos tarifs entre 2 et 3% pour passer le cap » explique Patrice Grand, co-président de l’Union Régionale des EDT d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Des charges toujours plus lourdes


Cette augmentation, Éric Alexandre, président des EDT du Puy-de-Dôme, la regrette également. « Nos clients sont fragiles. Les faibles rendements en betterave et l’incertitude sur les cours créent une situation préjudiciable. Mais nous ne pouvons malheureusement pas tout assumer. Nous avons, nous aussi, des entreprises à faire tourner. »
Elles sont d’ailleurs 40 à adhérer à l’association des EDT du Puy-de-Dôme. Des entreprises pilotées par des jeunes mais surtout par des moins jeunes pour qui l’heure de la retraite approche. A l’image des exploitations agricoles, les EDT peinent à trouver des successeurs. « Nous souffrons encore aujourd’hui d’une image désuète. Pourtant nous n’avons plus rien du commis de ferme ! » La décision a alors été prise de réinvestir les lycées agricoles afin de promouvoir la profession. L’un des projets des EDT du Puy-de-Dôme pour cette nouvelle année, est également de renforcer leurs actions de communication sur les réseaux sociaux et surtout au Sommet de l’élevage. « La Fédération Nationale des EDT a considéré notre participation comme une réussite. Elle travaille à un projet de plus grande envergure pour l’édition 2019. Les EDT auraient leur propre stand avec des animations. L’objectif étant de promouvoir nos structures auprès de repreneurs potentiels. »

Vers l’avenir et la technologie


Le point fort des EDT auprès des nouvelles générations est leur capacité d’évolution et d’innovation. Récemment, la Fédération Nationale a édité une plateforme « d’audit », « My EDT » pour accompagner ses adhérents tant dans la communication, que l’emploi de salariés… « Nous ne sommes pas seuls » affirme Éric Alexandre qui exhorte ses confrères à « employer tous les outils à notre disposition ».
Toujours à l’affut des nouveautés technologiques et des matériels performants, les EDT du Puy-de-Dôme ont accueilli, durant leur assemblée générale, le Directeur Innovation et Développement Agronomique chez Limagrain,  Michel Prévost, venu présenter un projet de modulation de la densité de semis sur maïs. En cours de développement, ce programme permettrait à terme « d’appliquer l’exacte quantité de semence en fonction des hétérogénéités de sols ». Les premiers essais font état d’un gain de rendement moyen de +3%. Désireux de passer désormais à l’étape supérieure, l’expérimentation en plein champs, le premier semencier d’Europe a besoin du concours des entrepreneurs, « les rares à être équipés de semoir avec modulation ».


Mélodie Comte

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