Aller au contenu principal

Cuma dans le Puy-de-Dôme : un modèle coopératif incontournable pour l’agriculture de demain selon la FDCuma 63

Retour sur l'enquête de notoriété avec Gilles Berthonnèche, président de la FDCuma du Puy-de-Dôme.

© FDCUMA63

L’enquête de la Fédération nationale des Cuma souligne que le modèle coopératif a de beaux jours devant lui. Quel est votre avis ?

Cette enquête est une véritable reconnaissance pour toute l’équipe de la FDCuma63, les administrateurs et les adhérents. Elle confirme que nous sommes sur la bonne voie. Les Cuma incarnent des valeurs collectives, notamment la solidarité, qui sont au cœur de leur ADN. Leur modèle, alliant efficacité économique, innovation et solidarité, en fait un acteur clé pour l’avenir, en particulier auprès des jeunes agriculteurs.

Justement, dans le Puy-de-Dôme, observe-t-on un engouement des jeunes pour les Cuma ?

Les jeunes agriculteurs comprennent aujourd’hui l’intérêt de se concentrer sur l’acquisition d’un cheptel compétitif plutôt que d’investir dans du matériel et des infrastructures. Ils savent aussi que les Cuma les accompagnent sur les plans administratif et technique, ce qui simplifie leur quotidien. Grâce à nos interventions dans les établissements agricoles, l’idée d’intégrer une Cuma dans leur projet d’installation gagne du terrain. Les futurs agriculteurs réfléchissent davantage à réduire les charges de mécanisation, qui représentent près de 20 à 30 % de leurs coûts globaux.

L’enquête relève des défis organisationnels pour les chantiers Cuma. Comment les surmonter ?

Les outils numériques et de communication améliorent la réactivité dans l’organisation des chantiers. Cependant, lorsque plusieurs adhérents ont besoin de matériel en même temps, l’anticipation est cruciale pour préserver les bonnes relations entre membres. Cela devient une habitude naturelle avec le temps, notamment en communiquant régulièrement avec le président de la Cuma responsables de matériel.

Pour conclure, les Cuma ont-elles un rôle à jouer dans l’agriculture de demain ?

Absolument. Les Cuma sont des espaces de réflexion et d’innovation, tant au plan local que national. En testant de nouvelles technologies et en mutualisant les idées, nous proposons des solutions adaptées aux défis climatiques et économiques. Un réseau comme le nôtre, où plusieurs cerveaux réfléchissent ensemble, permet d’aller plus loin.

 C’est cette dynamique collective qui rend les Cuma incontournables pour l’agriculture de demain.

À lire aussi : Machinisme agricole : Qu'attendent les agriculteurs de leurs concessionnaires ?

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière