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Cultures
Les cultures se rétablissent grâce au retour des pluies

Ces dernières semaines, les cultures ont dû affronter gel et sécheresse. Heureusement, en Haute-Loire la situation s'améliore
avec le retour des précipitations.

Pustules de rouille jaune sur feuillage
Pustules de rouille jaune sur feuillage
© Ch. Agricuture 43

Si les céréales étaient belles dans la plupart des situations en sortie hiver, leur état s’est dégradé au printemps à cause du manque de précipitations de mi-février jusqu’à fin avril et des fortes gelées les deux semaines après Pâques. Les dégâts de gel sur les céréales en montagne restent assez limités dans l’ensemble car à des stades peu avancés. Localement, quelques céréales qui avaient dépassé le stade 2 nœuds au moment des gelées ont plus souffert. En plaine, les dégâts sont plus fréquents, notamment dans les parcelles mal exposées ou situées en bordure d’un cours d’eau.

Continuer la conduite des céréales d’hiver comme prévu

Mais la situation s’améliore depuis une semaine. Le retour tant attendu des précipitations la semaine dernière, conjugué à des températures plus clémentes, revigore les céréales. Dans les situations où les épis des maîtres-brins avaient gelées, les tiges restantes et la montée à épi de nouvelles talles viennent compenser les pertes. Même si dans certaines situations le potentiel de rendement a pu être entamé, la meilleure solution aujourd’hui est de continuer la conduite des céréales d’hiver comme prévu. La paille et le grain valent cher cette année ! Les taches physiologiques dues au stress climatique sont parfois nombreuses. Attention à ne pas les confondre avec des maladies foliaires.
Dans l’ensemble, le climat n’a pas été propice jusqu’ici au développement des maladies fongiques comme la septoriose sur blé ou la rhynchosporiose sur orge d’hiver et triticale. La présence des maladies foliaires est pour le moment très faible. Si les précipitations deviennent plus régulières la donne pourrait changer d’ici 15-20 jours. La période-clé pour observer les maladies foliaires est autour des stades " Dernière Feuille Etalée " à " Epiaison ". Seule exception, la rouille jaune qui peut démarrer fort dès le début de la montaison.

Bien distinguer les taches physiologiques des maladies foliaires

Les taches physiologiques apparaissent sous l’effet du stress climatique : sécheresse, gelées, fortes amplitudes thermiques. Des petites taches présentant des décolorations claires à nécrotiques de formes très diverses apparaissent sur le feuillage. Ces symptômes sans gravité ne doivent pas être confondus avec des maladies foliaires telles que la septoriose ou la rhynchosporiose. Les taches physiologiques apparaissent préférentiellement sur les étages foliaires supérieurs car les jeunes feuilles sont plus sensibles au stress climatique. Les maladies foliaires comme la septoriose ou la rhynchosporiose démarrent en bas de végétation sur les feuilles basses et remontent progressivement sur les étages foliaires supérieurs avec les éclaboussures provoquées par les précipitations.
Contrairement aux taches physiologiques, les symptômes de maladies foliaires sont réguliers, elles présentent le même aspect (taches ou pustules). Pour certaines maladies, les spores sont visibles au sein des taches (ex : les pycnides de la septoriose). Les taches physiologiques ne présentent aucune structure de champignon pathogène. L’analyse du climat de la semaine précédent l’apparition des symptômes est un indice supplémentaire pour confirmer le diagnostic. Un climat sec, avec des gelées matinales fréquentes et de fortes amplitudes thermiques, est propice à l’apparition de taches physiologiques. À l’inverse, un temps doux et humide est favorable au développement des maladies foliaires.

Rouille jaune : rares attaques sur variétés très sensibles

Quelques attaques de rouille jaune ont été signalées sur des blés sensibles comme RGT Vivendo, Togano ou ULI 11 mais restent rares dans l’ensemble (voir BSV Grandes Cultures Auvergne n°12). La rouille jaune se manifeste par l’apparition de pustules de couleur jaune / orangée alignées le long des nervures sur le feuillage. En cas de fortes attaques, ces pustules colorent les bottes ou les roues du tracteur !
Le simple jaunissement du feuillage des céréales ne suffit pas pour conclure qu’il s’agit de la rouille jaune. Ce jaunissement peut être lié au climat. Pour confirmer le diagnostic de la rouille jaune, il faut observer des pustules sur le feuillage. En cas de présence de rouille jaune, prévoir une intervention car cette maladie peut causer d’importants dégâts en peu de temps. Privilégier une intervention avec un fongicide à base de tébuconazole (ex : BALMORA 1 L/ha).

 

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