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Les cultures dérobées pour pallier le manque de fourrages

Les 8 et 11 juillet, la Chambre d’agriculture proposait 2 réunions dans le Brivadois.

Les cultures dérobées présentent l’avantage d’offrir une première exploitation 2 mois après le semis.
Les cultures dérobées présentent l’avantage d’offrir une première exploitation 2 mois après le semis.
© HLP

La sécheresse ne faiblit pas dans le secteur du Brivadois. Afin d’aider les agriculteurs à passer cet épisode climatique difficile, la Chambre d’agriculture a organisé 2 réunions à Espalem (le 8 juillet) et à Brioude (le 11 juillet). Présidées par Yannick Fialip, président de la chambre d’agriculture et animées par des techniciens de Haute-Loire Conseil Elevage et de la Chambre d’agriculture, ces réunions ont attiré près de 100 agriculteurs préoccupés par cette sécheresse qui semble s’être installée dans la durée.
Faisons le point avec Patricia Tyssandier, conseillère Chambre d’agriculture, sur les conseils et les solutions techniques qui ont été présentées lors de ces réunions.


Quantifier ses stocks
En premier lieu, les agriculteurs  doivent quantifier leurs stocks (en fourrages, en concentré et en grains de céréales).
Il faut également savoir que des solutions permettent de pallier le manque de fourrages. “En fonction de leur rotation, les agriculteurs peuvent réaliser un semis de cultures dérobées ; celui-ci peut s’implanter entre 2 pailles ou avant la culture du maïs au printemps prochain.
Entre 2 pailles, le plus opportun (du point de vue économique et en terme de résistance de biomasse) ce sont les espèces de type avoine (avoine diploïde) associées à du trèfle incarnat.  Ajoutons que l'avoine peut se semer avec du trèfle mais également avec de la vesce”.
Pour des animaux à faibles besoins (vaches allaitantes, génisses...), la conseillère Chambre d’agriculture oriente les agriculteurs sur des mélanges à base de moha-trèfle ; “attention, car ces espèces ont des valeurs nutritives faibles !” prévient-elle.
“Si la culture de printemps est un maïs, mieux vaut s’orienter davantage vers des rays grass d’Italie qui permettent de réaliser une coupe cet automne et au printemps prochain”.
La conseillère met en garde les agriculteurs : “Ces cultures dérobées présentent l’avantage d’offrir une première exploitation 2 mois après le semis. Toutefois, ce semis ne peut pas compenser une culture en système principal qui garantit un rendement plus important”.
“Vu la persistance du temps sec, il est important de positionner correctement la date de semis de ces cultures dérobées. La chambre d’agriculture préconise un semis mi-août de manière à réaliser un meilleur taux de levée” ajoute-t-elle.


Achats de fourrages : vigilance
Un point de vigilance a été mis sur les achats fourragers : “Attention à bien veiller à ramener la tonne de fourrages achetés à la tonne de matière sèche. Pour tous les éleveurs laitiers, un système d’alimentation basé sur le concentré est réalisable à condition d’avoir un minimum de fibrosité dans ses rations. Attention, cette application demande une certaine technicité et il est primordial de s’en référer à son conseiller (CEL 43 ou chambre d’agriculture)”.
Pour toutes informations techniques, n’hésitez pas à contacter la Chambre d’agriculture.

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