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Les consommateurs prennent conscience du travail des agriculteurs

Dans un sondage réalisé en janvier 2022 pour le compte du Salon international de l’Agriculture (SIA), l’institut OpinionWay valide un sentiment qui était diffus au sein de la population depuis le début de la crise sanitaire : la prise de conscience du travail des agriculteurs.

© Réussir

C’est peut-être l’un des effets positifs de la crise du Covid. Les consommateurs ont pris conscience que sans les agriculteurs, il n’y aurait et ils n’auraient pas grand-chose dans leur assiette.  « La France est d’ailleurs l’un des rares pays de l’Union européenne à ne pas avoir connu de rupture dans la chaîne agroalimentaire », a rappelé Julien Denormandie le 14 février lors de la conférence de presse de présentation du Salon de l’agriculture. Ils sont d’ailleurs 98 % des sondés à considérer que le travail des agriculteurs est « indispensable à notre économie », rapporte le sondage d’OpinionWay dévoilé le 14 février. Un peu plus des 2/3 d’entre eux (67 %)  estiment  même qu’il est « tout à fait indispensable ». Ils sont une immense majorité (89 %) à avoir le sentiment que « la contribution de l’agriculture à notre société est encore trop souvent sous-estimée », et tout autant (87 %) à prendre conscience de l’importance de l’agriculture dans notre alimentation quotidienne. « Le consommateur vote trois fois par jour »,
a commenté Julien Denormandie, autrement dit à chaque repas. « Nous avons d’ailleurs affaire avec un public beaucoup plus averti qu’il y a cinq ou six ans : plus axé sur l’origine, la traçabilité, la sécurité », a ajouté Valérie Le Roy, directrice générale du SIA. Les Français seraient, toujours selon ce sondage, 94 % à davantage privilégier les produits issus de l’agriculture française. Même si dans leurs comportements quotidiens le prix reste un véritable marqueur économique.

Un rôle sur l’environnement
Ce même sondage, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 022 Français, âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, souligne que les trois-quarts de nos compatriotes savent en quoi consiste la vie et le travail des agriculteurs au quotidien : 25 % très bien, 50 % bien. Ils déclarent même, à 66 % souhaiter « mieux connaître leur vie quotidienne » et une grosse moitié (54 %) pourrait faire un stage de quelques jours sur une exploitation pour découvrir le métier. Cette prise de conscience concerne aussi le rôle que les agriculteurs peuvent jouer sur l’environnement. Pour la quasi-totalité des sondés (94 %) les agriculteurs doivent jouer un rôle dans ce domaine. Ils sont 87 % à désirer « plus que jamais soutenir les agriculteurs français ». Mais le questionnaire ne s’interroge pas sur la manière dont ils veulent ou pourraient le faire… Il n’en reste pas moins que le niveau de confiance dans le métier d’agriculteur reste élevé : 84 %
d’opinions positives.


Installations
Commentant les résultats de ce sondage, Jean-Luc Poulain président du Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca) et co-organisateur du Salon, a estimé que si le modèle français est riche de sa diversité, il lui faudra relever quelques défis : celui des importations dans quelques secteurs comme les fruits et légumes mais aussi la viande (bovin, volailles). Il faudra aussi veiller au « déménagement du territoire », a-t-il ajouté, prenant l’exemple de certains Belges qui viennent cultiver « des milliers d’ha de pommes de terre dans les terres des Hauts-de-France ».
De tels objectifs commencent, selon lui par une meilleure rémunération des exploitants et par un renouvellement des générations. « Nous n’installons que 12 000 agriculteurs par an quand il nous en faudrait 20 000 » a renchéri Julien Denormandie. Sur ce thème, 63 % des sondés considèrent l’agriculture comme un métier d’avenir attrayant pour les jeunes. Un signe d’encouragement.

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