Aller au contenu principal

Les conséquences de la guerre en Ukraine en haut de l’agenda

Les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont retrouvés les 23 et 24 octobre à Luxembourg pour un conseil agricole dont les discussions ont tourné autour des conséquences pour les marchés agricoles de la guerre en Ukraine.

Mykola Solskyi, ministre ukrainien de la Politique agraire et de l’alimentation et Marc Fesneau.
Mykola Solskyi, ministre ukrainien de la Politique agraire et de l’alimentation et Marc Fesneau.
© European Union

Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont fait le point sur la situation des marchés dans le contexte de guerre en Ukraine, avec le ministre ukrainien de la Politique agraire et de l’alimentation, Mykola Solskyi. Depuis la levée des restrictions imposées aux céréales ukrainiennes, la situation s’est pacifiée ces dernières semaines entre l’Ukraine et les trois pays ayant maintenu unilatéralement leurs embargos. Kiev a annoncé la « mise en pause » des différends commerciaux qui opposent son pays à la Pologne, la Hongrie, et la Slovaquie après que des accords sur le transit des céréales ont été trouvés. Les tensions devraient encore redescendre avec la victoire aux élections polonaises de la coalition emmenée par l’ancien président du Conseil de l’UE Donald Tusk. Son parti de centre droit, Coalition civique, devrait être en mesure de former un gouvernement à la place des Conservateurs du PIS au pouvoir depuis 2015.
Dans un document préparé pour l’occasion par l’Autriche sur la sécurité alimentaire, celle-ci propose une série de mesures pour faciliter les échanges avec l’Ukraine (expansion des capacités de transbordement et de transport en direction des ports de l’UE depuis le Danube, suivi des exportations ukrainiennes…) mais aussi protéger l’UE en cas de perturbations du marché (clauses de sauvegarde pour certains produits agricoles sensibles). L’Autriche suggère aussi des mesures concernant le Green deal qui « pousse l’agriculture européenne dans ses retranchements » : un exercice d’inventaire complet de la législation et de son impact sur l’agriculture de l’UE accompagné d’un plan d’action visant à renforcer la production agricole durable et à reconnaître la nécessité de maintenir l’ensemble des terres agricoles en production. Les États membres qui demandent dans leur majorité de pouvoir prolonger en 2024 les dérogations accordées pour l’utilisation des jachères devraient revenir à la charge auprès du commissaire européen Janusz Wojciechowski qui a, jusqu’à présent, refusé d’accéder à leur demande.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière