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Les cinq grands dossiers agricoles du prochain locataire de l’Élysée

Le prochain président de la République française aura à gérer cinq grands dossiers agricoles.

À l’image de l’élevage laitier intensif, les discussions sur la future Pac tourneront principalement autour d’une certaine dose de régulation et la capacité de la France à persuader ses voisins d’y revenir.
À l’image de l’élevage laitier intensif, les discussions sur la future Pac tourneront principalement autour d’une certaine dose de régulation et la capacité de la France à persuader ses voisins d’y revenir.
© Michel Portier

Plus ou moins de régulation ? Plus ou moins d’environnement dans l’agriculture ? Plus ou moins de mondialisation ? Plus de simplification ? Et de recherche en agronomie et biotechnologie ? Ces cinq enjeux agricoles constitueront cinq occasions pour le président de la République élu d’exercer des choix. Ils seront cruciaux pour les agriculteurs et la société.
La question de la régulation
La réforme de la politique agricole commune pour les années post 2020 est enclenchée. Il se dégage deux camps. Ceux qui demandent plus de régulation, principalement les pays du sud de l’Europe, dont la France, et les autres, davantage confiants dans le jeu du marché. La question, pour le président français et son gouvernement, est clairement de savoir jusqu’où il peut et veut aller pour relancer une régulation européenne dont l’absence se fait cruellement sentir. En témoigne le secteur laitier. À cette volonté plus ou moins grande s’ajoutera la capacité à convaincre l’Allemagne d’opter pour une position moins libérale qu’aujourd’hui.
Environnement et mondialisation
Après un quinquennat fortement marqué par des contraintes environnementales nouvelles les agriculteurs auront-ils droit à une pause ? Quelle sera l’influence du ministère de l’Environnement sur les orientations prises pour les agriculteurs ? Dès la nomination du gouvernement les agriculteurs auront quelques indices pour savoir dans quel sens s’orientera la politique agricole.
Les récents débats sur le Ceta ou le Tafta ont montré que les agriculteurs ont l’épiderme sensible vis-à-vis de la mondialisation et de son organisation. Même si ces négociations sont conduites par l’Union européenne, la France a son mot à dire. Si le Ceta vient d’être signé et ratifié, les négociations entre l’Europe et les États-unis sont loin d’être terminées. Elles ne le seront sans doute pas avant la prochaine élection. L’enjeu, c’est l’ouverture des marchés aux viandes américaines, les clauses de sauvegarde et la protection du système d’indications géographiques protégées.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 17 novembre 2016, numéro 1384.

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