Aller au contenu principal

Chenilles processionnaires : risques, périodes dangereuses et conseils pour se protéger

Les chenilles processionnaires, aussi fascinantes que dangereuses, refont surface et entrent dans la période ou elles représentent un risque particulier pour l’Homme et les animaux domestiques.

© FREDON France avec l'Observatoire des chenilles processionnaires

La « procession de nymphose » a commencé : les chenilles quittent le nid pour s’enfouir sous terre. Durant cette période, leurs poils urticants, présents sur leurs corps, dans les nids (même vides) et dans les sites d’enfouissement, sont particulièrement dangereux. Ils peuvent provoquer diverses réactions : irritations des voies respiratoires, éruptions avec démangeaisons, conjonctivites, inflammation des muqueuses (langue chez les animaux).

Très volatils, ces poils peuvent facilement s'accrocher aux vêtements, aux cheveux, et sur le pelage des animaux, tout en gardant leur potentiel urticant, et ce même durant plusieurs années.

À lire aussi : De l’élevage aux rappels : la reconversion très applaudie d’une grange

Comment les reconnaître ?

Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont deux espèces grégaires : elles vivent en groupe. Ainsi, si vous voyez une chenille poilue seule, il est peu probable qu’il s’agisse de l'une d'entre elles.

La processionnaire du pin se rencontre principalement sur les résineux. Elle mesure de quelques millimètres à environ 4 cm et se reconnaît à sa tête noire et lisse, ainsi qu’à son corps foncé, couvert de poils orangés sur le dos et blanchâtres sur les côtés. Ses soies urticantes apparaissent à partir du troisième stade larvaire et sont particulièrement dangereuses dans notre région entre mi-février et mi-mai.

La processionnaire du chêne, quant à elle, vit sur les chênes. Elle peut atteindre environ 5 cm de long. Jaunâtre, marquée d’une ligne sombre sur le dos, son corps très velu lui donne un aspect gris argenté. Elle est surtout nocive d’avril à juillet.

Il est important de savoir que les poils visibles sur les chenilles ne sont pas ceux qui provoquent les réactions allergiques. Les véritables soies urticantes sont microscopiques, invisibles à l’œil nu, et se trouvent dans de petits ballonnets sur le dos de la chenille. Les nids abandonnés, contenant de nombreux débris larvaires et ses soies, peuvent rester dangereux pendant plusieurs années.

Comment s’en protéger ?

Lorsqu’elles se trouvent sur des secteurs peu fréquentés, comme des forêts, leur présence ne nécessite pas d’intervention particulière. En revanche, dès lors qu'elles sont repérées à proximité de lieux fréquentés, des mesures de protection doivent être mises en place.

Pour limiter les risques d'exposition, il est recommandé de porter des vêtements longs lors des balades, puis de rincer vêtements, cheveux et poils des animaux au retour. Il est également conseillé d'éviter les zones identifiées comme infestées durant les périodes à risques et de ne manipuler ni les chenilles, ni les nids, ni entrer en contact avec les zones susceptibles d'avoir été contaminées : les poils urticants persistent sur ces espaces.

En cas d'intervention, le port d'équipements de protections adaptés est indispensable : gants, masque et lunettes. En cas d'exposition, il convient de retirer les vêtements avec précaution afin d'éviter tout contact avec la peau, puis de rincer sans frotter. En cas de réaction, consultez un médecin ou appeler le centre antipoison. Le SAMU ne doit être contacté qu'en cas de détresse vitale.

À lire aussi : Abbaye de Mozac : une alliance réussie entre patrimoine historique et animations culturelles

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière