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Les betteraves revêtent leur manteau d’hiver

Les chantiers de bâchage ont débuté la semaine dernière dans le Puy-de-Dôme. Depuis plusieurs campagnes déjà, Agri Emploi 63 organise ces travaux en partenariat avec les planteurs.

Les saisonniers sont à pieds d’œuvre pour bâcher l’imposant tas de betteraves et le protéger ainsi des prochaines gelées.
Les saisonniers sont à pieds d’œuvre pour bâcher l’imposant tas de betteraves et le protéger ainsi des prochaines gelées.
© M. Comte

C’est un soleil d’hiver, à la lueur pâle, qui s’est levé aux pieds des grottes de Perrier ce 27 novembre. Dans les prés et les champs, une légère vapeur s’échappe du sol. C’est le dégel. Le mercure est descendu en dessous de zéro durant la nuit mais pas encore suffisamment pour occasionner des dégâts sur les betteraves entreposées au bord du champ.

Jean-Claude Delsuc, agriculteur au Gaec des Grottes n’a pas l’intention d’attendre davantage. Ce matin il bâche avec l’aide d’une équipe de quatre saisonniers, ses sept tonnes de racines. « Un gel violent pourrait les abîmer. » Une bâche longue d’une centaine de mètres est donc étendue sur l’imposant tas de betteraves. Les saisonniers veillent à recouvrir le moindre espace.

 

Sous couvert

Le bâchage des betteraves a débuté la semaine dernière dans le département. Les agriculteurs sont à pieds d’œuvre pour protéger leurs récoltes des affres de l’hiver. Les betteraves ont été arrachées il y a longtemps déjà, pourtant certaines d’entre elles ne gagneront l’usine qu’à la mi-décembre. D’où l’importance du bâchage. Autrefois conseillé, il est désormais obligatoire explique Jean-Claude Delsuc. «Les betteraves pourries ralentissent la chaîne de transformation de la Sucrerie de Bourdon. Si dans notre lot il y a trop de betteraves abîmées, on peut avoir d’importantes pénalités. A contrario, si elles sont bâchées systématiquement, on obtient une prime. »

Malgré ses nombreux avantages, le bâchage des betteraves n’est pas aisé. Les tas font plusieurs mètres de hauteur et près d’une centaine de mètres de longueur. En somme, il faut des bras pour étendre les bâches.

Un prestataire au service

Depuis quelques campagnes déjà, le groupement d’employeur Agri Emploi 63 s’occupe de trouver des équipes de saisonniers. Les planteurs faisant appel à ce service bénéficient ainsi d’une main d’œuvre occasionnelle, sans avoir le tracas des entretiens d’embauche ou des fiches de paie.

C’est à ce service qu’a adhéré Jean-Claude Delsuc. Les quatre jeunes au travail sont des saisonniers habitués des travaux agricoles. « Le reste de l’année, nous travaillons dans le maraîchage. En ce moment c’est la saison creuse alors nous faisons les campagnes de bâchages pour compléter nos revenus » témoigne Richard Gendraud, le chef d’équipe. Ils sont deux équipes à tourner ainsi sur le département via Agri Emploi. Le groupement d’employeur a également un partenariat avec l’Association Départementale pour la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence du Puy-de-Dôme. Ce sont alors des jeunes en réinsertion qui se déplacent sur les exploitations.

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