Aller au contenu principal

Les bergers creusois représenteront le Limousin à Paris

12es Ovinpiades des Jeunes Bergers.

© AHP

Mercredi 1er février s’est tenue la finale des 12es Ovinpiades des Jeunes Bergers au lycée agricole André-Guillaumin à Saint-Yrieix-la-Perche (87). Cette compétition, organisée par Interbev Ovins et l’ensemble de la filière ovine, a pour objectif de promouvoir le métier d’éleveur ovin et de susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des établissements agricoles.
40 élèves sélectionnés dans les établissements agricoles du territoire Limousin (EPLEFPA de Limoges et du nord Haute-Vienne (87), du LEGTA Edgar Pisani de Tulle-Naves (19), du LEGTA d’Ahun (23) et LPA de Saint-Yrieix-la-Perche (87)), âgés de 16 à 24 ans, se sont affrontés durant la journée autour de différentes épreuves, alliant théorie et pratique : tri de brebis avec lecture électronique, appréciation de la santé d’une brebis, manipulation et évaluation de l’état sanitaire, parage des onglons, choix d’un bélier et enfin quizz sur la reconnaissance des races.
Pour chaque épreuve, un jury composé de 2 ou 3 personnes, dont un éleveur, un technicien et/ou un enseignant agricole, ont pu apprécier les capacités de chaque candidat.
À l’issue de cette compétition, Dorian Pignaud et Bénédicte Poulet, respectivement en Terminale CGEA (Conduite et gestion d’exploitation agricole) et BTS ACSE (Analyse, conduite et stratégie de l’exploitation agricole) tous les deux élèves au LEGTA d’Ahun, ont été désignés « Meilleurs Jeunes Bergers du Limousin ».
Ils auront la chance de tenter de remporter le titre de Meilleur Jeune Berger 2017, face à 36 autres candidats sélectionnés dans les autres régions, lors de la finale nationale qui se déroulera le samedi 25 février 2017, au Salon International de l’Agriculture à Paris.
Plus qu’un concours, les Ovinpiades des Jeunes Bergers contribuent à susciter des vocations parmi les jeunes. « Produire d’avantage, augmenter l’attractivité et diminuer la pénibilité du travail de l’élevage ovin », voici le message fort que Guillaume Metz, co-président du C2OR Sud-Ouest, a souhaité faire passer lors de cette journée.
En effet, au cours des 15 prochaines années, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39 % des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement des générations et le maintien de sa production, la filière ovine offre près de 10 000 emplois d’éleveurs dans la prochaine décennie au niveau national.
De quoi faire réfléchir. Comme en témoigne Emile, étudiant en 2e année de BTS Production animale, qui est convaincu par cette journée : « Je souhaite poursuivre l’année prochaine sur un Certificat de spécialisation (CS) en élevage ovin par apprentissage pour prendre de l’expérience, puis poursuivre par du salariat agricole en France et à l’étranger, avant de m’installer en élevage ovin. Il s’agit d’une production plus intéressante, plus technique et où l’installation est facilitée d’un point de vu investissement, surtout lorsqu’on est, comme moi, hors cadre familial ». Nul doute qu’il trouvera une exploitation à reprendre !
Aux côtés de Jeunes Agriculteurs, présents pour promouvoir les métiers, susciter de nouvelles vocations et valoriser les opportunités d’emploi de la filière auprès des élèves des établissements agricoles, la FNSEA Nouvelle-Aquitaine a participé à ces Ovinpiades, dans le cadre de la convention de coopération taxe d’apprentissage FNSEA, FAFSEA et ministère de l’Agriculture. Lors de cette journée d’épreuves, les candidats ont eu l’occasion de participer à des ateliers d’information et échanger sur l’intérêt et les opportunités d’emploi offertes par le secteur ovin.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière