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Les attaques attribuées au loup se multiplient, les agriculteurs exaspérés

Six attaques depuis le début du mois de juillet, onze depuis le début de l'année, les syndicats agricoles dénoncent une mauvaise gestion du loup au niveau de l'État, et souhaitent que des prélèvements soient autorisés dans le département.

Six attaques depuis le début du mois de juillet, onze depuis le début de l'année, les syndicats agricoles dénoncent une mauvaise gestion du loup au niveau de l'État, et souhaitent que des prélèvements soient autorisés dans le département.
Six attaques depuis le début du mois de juillet, onze depuis le début de l'année, les syndicats agricoles dénoncent une mauvaise gestion du loup au niveau de l'État, et souhaitent que des prélèvements soient autorisés dans le département.
© Marion Ghibaudo

« Qu'est-ce qu'on va faire ce soir ? » a lancé Jean-Luc Boulet, touché par une attaque sur ses brebis : trois étaient mortes, découvertes le vendredi matin par l'agriculteur venu chercher ses bêtes pour la traite. C'est la question que les agriculteurs victimes de récentes attaques (Estables, Finiels, Sauveterre, Rieutort, Chanac notamment pour le mois de juillet) ont posée au secrétaire général de la préfecture Thomas Odinot, alors qu'il visitait l'exploitation de Jean-Luc Boulet, samedi 24 juillet, sur le causse de Sauveterre, pour discuter de la situation jugée intenable par les éleveurs. Le secrétaire général a voulu « constater les dégâts et juger de la situation par lui-même », a-t-il indiqué.
« Le pire, décrit l'agriculteur, c'est que je suis resté jusqu'à minuit et demi, une heure du matin avec mes bêtes, et je pense l'avoir vu, mais à un moment, il a fallu que j'aille dormir », décrit-il, désemparé par les événements.
Les syndicats agricoles ont tenu à soutenir les éleveurs touchés en étant présent ce samedi pour mener la discussion avec le sous-préfet. Une quarantaine d'éleveurs s'étaient aussi déplacés pour montrer leur soutien aux agriculteurs victimes de ces attaques, et exprimer un ras-le-bol généralisé face à une situation qu'ils jugent sans issue. « Le gouvernement défend le loup, mais l'impact sur les agriculteurs et le bien -être animal, vous y avez pensé ? » ont lancé les agriculteurs en colère au secrétaire général.

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