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Les apiculteurs se mobilisent

Les apiculteurs lozériens ont pu rencontrer Christine Wills-Morel pour lui exposer leur situation.

Dans le cadre de la mobilisation nationale des apiculteurs organisée le 7 juin par l’Union nationale de l’apiculture et la Fédération française des apiculteurs professionnels, une délégation d’apiculteurs lozériens composée de représentant du syndicat apicole de Lozère et du GDSA 48 a rencontré Madame la préfète pour lui exposer la situation des apiculteurs français et lozériens. Henri Clément a rappelé le taux de mortalité annuel de 30 % alors qu’il y a une vingtaine d’année il ne dépassait pas les 5 %, la faiblesse des récoltes et le manque de soutien des pouvoirs publics. Avec ses collègues, il a rappelé les atouts de l’apiculture lozérienne qui offre aux consommateurs des miels de très grandes qualité mais en faible quantité et a souligné les difficultés de notre apiculture de montagne à produire. Bouleversement climatique, pesticides, prédateurs, réduction des ressources mellifères comme en Cévennes ou le châtaignier est en forte régression… Philippe Jaffuel apiculteur à Ribennes a attiré l’attention de Mme la Préfète sur la dégradation des paysages due à différents facteurs comme la multiplication des prairies artificielles, l’ensilage,le débroussaillage, la réduction des surfaces de bruyère callune… Un projet sur le sainfoin conduit par la chambre d’agriculture est une excellente initiative qui doit se développer. Pour le GDSA, Philippe Clément a abordé les questions sanitaires ainsi que la lutte contre le frelon asiatique et a rappelé le rôle de la forêt et la nécessité de favoriser des plantations d’essences variées afin de favoriser notamment les pollinisateurs et les intérêts cynégétiques.
Madame la préfète s’est montré particulièrement attentive et a indiqué qu’elle ferait remonter en haut lieu les revendications portées par la délégation. Un courrier adressé au Président de la République lui a été remis. Pour les apiculteurs de la délégation, l’apiculture française a été trop longtemps ignorée. Il est urgent que les pouvoirs publics apportent un soutien véritable aux apiculteurs qui affrontent des situations très souvent dramatiques.

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