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« Les animaux d’élevage ne sont pas sensibles à la covid »

Dans une note, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) indique que l’immense majorité des animaux d’élevage, à l’exception des mustélidés, ne portent ni ne transmettent la covid-19.

© Dominique Poilvet

« Les animaux d’élevage ne sont pas sensibles aux virus ». Telle est la conclusion à laquelle arrive une note de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), rédigée par Muriel Vayssier-Taussat, chef du département Santé Animale de l’INRAE et membre du Comité analyse, recherche et expertise (CARE) covid-19, créé par le Président de la République. Cette note, qui est une synthèse des connaissances actuelle sur la covid-19 (virus SARS-CoV-2) chez les animaux rappelle que le réservoir de la maladie résulte d’une recombinaison, c’est-à-dire d’un échange de matériel génétique, entre virus et ce que ce nouveau virus à la « capacité d’infecter l’homme » et de « créer l’épidémie que l’on connaît ».

Porcs, volailles, chevaux, ovins…
Cette note explique notamment que la transmission d’une espèce animale à une autre ne vaut que s’il existe un récepteur, Spike Protein ou protéine S dans le cas du SARS-CoV-2. Le porc comme la civette en disposent. Cependant, « malgré la présence du récepteur au virus sur les cellules porcines, les 2 études menées dans 2 laboratoires indépendants ont montré que le porc n’était pas sensible à l’infection par le SARS-CoV-2 : pas de détection du virus dans les prélèvements naso-pharyngés d’animaux infectés par voie nasale et suivis pendant 40 jours après ». Des volailles (poulets et canards) qui ont été expérimentalement contaminés, par inoculation, au SARS-CoV-2 et suivies pendant quatre semaines, ne sont pas sensibles à la maladie et ne l’ont pas développée. Des études expérimentales d’inoculation in vivo sont en cours sur des bovins, des ovins et des caprins. Si les résultats ne sont pas connus à ce jour, Muriel Vayssier-Taussat indique que « l’absence de foyer épidémique chez ces espèces dans tous les pays du monde touchés par la pandémie sont autant d’indices qui suggèrent que ces espèces ne seraient pas sensibles à ce virus ». D’après une étude sérologique conduite par le laboratoire IDEXX, les chevaux ne sont « probablement pas sensibles à ce virus ».

Dans les abattoirs
En revanche, plusieurs cas de covid-19 ont été décelés chez les mustélidés (visons, furets), l’infection provoquant des « signes cliniques et des lésions au niveau de l’appareil respiratoire ». Eux-mêmes peuvent transmettre le SARS-CoV-2 à certains animaux domestiques comme les chats de ferme de même qu’à l’Homme. Cette infection humaine par un vison reste toutefois une exception : « c’est le seul cas humain de covid‑19 dont on suspecte que l’origine provienne d’un animal », insiste la note de l’INRAE. Enfin, l’étude de l’INRAE apporte des précisions sur les foyers de contamination détectés dans les abattoirs. Selon elle, toutes les études épidémiologiques convergent vers la même conclusion : « l’introduction du virus se fait par une personne contaminée et non par un animal ». Quant à la viande elle-même, l’INRAE rappelle que « la transmission du SARS-Cov-2 par voie digestive n’a pas été démontrée à ce jour et la cuisson (4 minutes à 63°C) est considérée comme efficace pour inactiver les coronavirus dans les aliments ».

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