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Les Anges de “l’entreprendre” aux côtés de la société Mécatheil

Relancés voici un an, les Business angels du Cantal viennent de valider le premier projet pour lequel douze d’entre eux sont prêts à investir la somme globale de 100 000 euros.

Olivier Theil, patron de Mécatheil, et Sébastien Pissavy, membre de Cantal business angels.
Olivier Theil, patron de Mécatheil, et Sébastien Pissavy, membre de Cantal business angels.
© J.-M.A

Les Cantal Business angels (CBA) viennent de frapper pour la première fois. Parmi les projets passés entre leurs mains depuis un an, c’est celui d’Olivier Theil (Mécatheil) qui a retenu l’attention. Les Business angels dans le Cantal, c’est une histoire qui remonte à 2010 avec une première tentative d’implantation pour que l’investissement privé mette le nez, et surtout son argent, dans les projets qui valorisent le territoire à leurs yeux. Ils étaient en sommeil depuis 2012.

Déterminés à développer le territoire et ses entreprises

“Nous sommes affiliés à France angels. Nous sommes des particuliers, des personnes physiques, qui décident d’investir, en capital, dans des entreprises. En gros, on fait un chèque à l’entreprise et en contrepartie de ce chèque, l’entreprise augmente son capital avec l’émission de nouvelles actions ou de nouvelles parts. On devient donc associés des fondateurs de l’entreprise. On signe alors un pacte d’accompagnement qui définit les relations des futurs associés”, explique Sébastien Pissavy, celui qui a relancé les Anges du Cantal en 2015. Association type loi 1901, CBA se contente de mettre en relation les investisseurs avec les entreprises, “cela signifie que ce n’est pas elle qui investit, mais bien chaque personne qui décide si elle investit ou pas et ce, pour chaque dossier, précise Sébastien Pissavy. Il existe 80 réseaux en France affiliés à Business angels”. La philosophie de Cantal business angels, c’est avant tout le territoire avec une prise minoritaire dans le capital de l’entreprise. “Notre objectif n’est absolument pas d’en prendre le contrôle, mais de prendre des participations dans des entreprises que l’on estime innovantes, dotées d’une certaine ambition, et de laisser le chef d’entreprise aux commandes.” Sébastien Pissavy n’est que l’un des douze Business angels, mais l’enjeu est de taille puisque la prise de participation se monte à 100 000 € pour sa globalité, chacun y injectant ce qu’il veut. Sébastien Pissavy va même plus loin sur l’impact des Business angels pour une entreprise. “D’après les chiffres de France angels, à chaque fois qu’un Business angel investit un euro, les autres partenaires financiers en donnent 2,5.” Alors que les réseaux Business angels agissent plutôt dans les start up, le Cantal lui fait “dans le développement économique de belles entreprises locales. Nous sommes dans une logique d’investissement dans l’économie réelle, de voir l’impact de notre geste sur la dynamique de l’entreprise, l’emploi”. Voilà donc ce que recherchent les membres du CBA. “Notre motivation, c’est l’attachement à notre territoire et la volonté de son développement.”

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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