Les Allumeurs de Rêves, la parenthèse lumineuse d’Aurillac
Du 25 juillet au 15 août, la ville d’Aurillac accueillera, pour la première fois depuis sa création en 2019, le festival Région des Lumières. Cela se passera sur la place des Carmes.
Du 25 juillet au 15 août, la ville d’Aurillac accueillera, pour la première fois depuis sa création en 2019, le festival Région des Lumières. Cela se passera sur la place des Carmes.
Ce sera une première pour Aurillac(1). Du 25 juillet au 15 août, le festival Région des Lumières posera ses valises, plutôt ses lasers, du côté de la place des Carmes(2). Tous les soirs, sur des séquences de 15 minutes environ (re)diffusées plusieurs fois, les bâtiments seront magistralement mis en lumière.
Initiée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, sous maîtrise d’œuvre de la société Les Allumeurs de Rêves, cette
manifestation, pensée comme une expérience itinérante, propose des spectacles de vidéo-mapping sur les façades de monuments historiques, en combinant animations 2D et 3D, effets cinématiques et compositions sonores originales.
Une présentation aux élèves d’Aurillac
À celles et ceux qui fréquentent la capitale des Gaules, la Fête des lumières parle forcément. C’est de là que Gilbert Coudène, directeur artistique des Allumeurs de Rêves et président du pôle d’innovation Swing le Lab, a formalisé et mis en pratique toute l’étendue de sa création : la réalisation de fresques lumières scénarisées et animées.
De véritables spectacles son et lumière qui se nourrissent un peu plus chaque année de l’expérience des uns et des autres, confortés par la reconnaissance du public. Un succès qui dépasse aujourd’hui largement les frontières de la Région, voire de l’Hexagone.
Le 18 juin, face à plus de 100 élèves de CM2, 5e et 4e, issus des écoles locales et rassemblés au centre des congrès, il a donc présenté le projet d’Aurillac, ville retenue avec quatre autres en 2026 (Vienne, La Chaise Dieu,
Clermont-Ferrand et Espaly-Saint-Marcel). Gilbert Coudène a ainsi rappelé que “chaque création est unique, adaptée à l’histoire et à l’architecture du lieu”.
Joignant l’image à la parole, il diffuse dans le même temps des vidéos magnifiant la place des Terreaux de Lyon, la mairie de Villefranche-sur-Saône ou, encore plus spectaculaire, le mât olympique d’Albertville... (lesallumeursdereves.com)
Pour Aurillac, et après plusieurs visites sur site, c’est donc la place des Carmes et les bâtiments alentours, qui vont s’illuminer et raconter une histoire, plusieurs histoires. “C’est un spectacle qui va durer trois semaines, tous les soirs, insistait Gilbert Coudène. Il faut comprendre que l’on joue sur des écrans, des bâtiments qui sont très différents les uns des autres.”
Quel que soit le lieu, le support, “il faut arriver à organiser des images pour qu’elles soient vues par tous et de manière égale”, même si le directeur invite la population à venir plusieurs fois pour regarder le spectacle sous des angles différents.
D’ici quelques jours, les habitants d’Aurillac vont voir débarquer, sur le site plusieurs camions chargés de vidéos projecteurs qui seront installés ensuite sur des tours “où des spécialistes viendront caler les images”. Mais avant d’en arriver là, c’est toute une équipe qui a travaillé en amont, sur dessins essentiellement, à la main puis sur ordinateur, voire à l’IA qui peut aussi se glisser dans le projet.
Pour donner encore plus de corps au spectacle, une autre équipe a en charge la musique. “Elle est adaptée soit au projet lui-même, soit en fonction du dessin... Ce sont deux façons de travailler. Pour ma part, je m’occupe de la
direction artistique du projet”, expliquait-il aux enfants. De l’image, du son, de la technique, de la logistique : le chantier est énorme et mobilise près d’une quarantaine de personnes dans sa globalité.
Sans dévoiler le contenu, Gilbert Coudène a donné quelques pistes quant au spectacle qui débutera le 25 juillet. “Tout ce qu’on a dessiné est plus ou moins lié à l’histoire ou à l’environnement d’Aurillac”, rappelant au passage que ce qui est fait pour ici, ne peut être repris ailleurs.
Gerbert, Marie Marvingt, la nature, la salers...
Ainsi, trois cabines de projection vont “mapper”(3) plusieurs emplacements, appuyant sur des couleurs pré-définies (violet, bleu, rouge, jaune...) tout en individualisant chaque objet, mur, arbre du site, “au millimètre près afin que les images restent le plus fluide possible”.
Pour en revenir au contenu, le public pourra se régaler à travers plusieurs tableaux évoquant : Saint-Géraud, Gerbert, Marie Marvingt, les musées, la nature, la salers, les parapluies, le rugby, les Arts de la rue... Rien n’est encore gravé dans le marbre, “ce ne sont que quelques pistes afin d’élaborer un spectacle de 15 minutes, en étant dans le rythme tout le temps, en étant dans la découverte ou encore la reconnaissance de ce qui fait le territoire”. Rendez-vous le 25 juillet.
(1) La commune de Salers a été choisie pour le festival en 2024, Mauriac en 2023.
(2) Entrée libre et gratuite, sans réservation ni file d’attente.
(3) Couvrir en anglais.