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Les agriculteurs producteurs témoignent dans un baromètre

La Fédération Française des Producteurs Agrivoltaïques (FFPA) vient de dévoiler les résultats d'une enquête menée auprès de 850 exploitations agricoles. Au-delà des questions de définition et de réglementation, la FFPA souhaite mettre en avant le développement réfléchi et modéré de la filière.

© FFPA

Un baromètre pour une image précise des agriculteurs producteurs

À l’automne 2025, la FFPA a conduit une enquête de terrain auprès de 850 agriculteurs producteurs. Au travers des questions posées, la FFPA, créée en 2021 par des agriculteurs, souhaitait « battre en brèche les idées reçues » sur les candidats, le nombre de projets, les freins, etc. « L’agrivoltaïsme est aujourd’hui porté par des agriculteurs responsables, conscients des enjeux et pleinement acteurs de leurs projets. Loin des peurs et des fantasmes, il s’agit d’une filière qui se structure, progresse et gagne en maturité, au service de la pérennité agricole », souligne Audrey Juillac, présidente de la FFPA. Dans la plupart des cas, les exploitations sondées sont de grande taille avec une moyenne de 163 hectares. Un peu plus de la moitié d'entre elles sont des exploitations de polyculture élevage et le responsable a un âge moyen de 53 ans. Les agriculteurs producteurs de photovoltaïque sont souvent impliqués sur leur territoire dans un syndicat, une commune ou autre (33 %). 41 % sont diplômés du supérieur. Avant de s'engager dans un projet d’agrivoltaïsme, près d'un agriculteur sondé sur 2 était déjà équipé de panneaux solaires.

Un tandem agriculteur développeur mitigé sur le plan technique

Parmi les freins qu'ils évoquent dans le développement de leurs projets les premiers sont les freins techniques (35 %) puis l'acceptabilité sociale (28 %) et les freins administratifs également (13 %). Le baromètre montre également que les 2/3 des sondés ayant été en contact avec une société d'agrivoltaïsme n’ont pas donné suite à la proposition notamment pour des raisons techniques. Pour ceux qui se sont engagés dans un projet, c'est principalement dans le but de diversifier leur revenu. Ils s'estiment très majoritairement satisfaits de l'accompagnement qui leur a été fourni dans la phase d'étude de faisabilité et de signature du contrat. Ils sont plus mitigés sur l’accompagnement lors de l’étude technique, seuls 6 sur 10 se déclarant satisfaits. Enfin, les porteurs de projet étaient relativement confiants lors de leur passage en CDPENAF mais déplorent cependant des délais souvent plus longs qu’annoncés.

 

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