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Secours
Les agriculteurs formés à sauver

La MSA Auvergne a organisé une formation de Secouriste Sauveteur au Travail pour les agriculteurs puydômois ; la première d'une longue série à venir.

Une femme montre comment positionner la tête d'une personne inconsciente sur le sol, pour lui faire du bouche à bouche.
Une dizaine d'agriculteurs du secteur Brassac-Issoire-Sancy ont bénéficié d'une formation SST pour apprendre les gestes d'urgences.
© ©Mélodie Comte

« C'est le genre de formation qui devrait être dispensée dans les écoles. » Isabelle Guittard ne passe pas par quatre chemins pour parler des gestes qui sauvent ! Présidente de l'échelon local Brassac-Issoire-Sancy de la MSA Auvergne, elle a organisé à Moriat la semaine passée, la première formation de Secouriste Sauveteur au Travail (SST) à destination des agriculteurs. Alerter les secours, examiner la victime, pratiquer un massage cardiaque, comment déplacer une victime, limiter une hémorragie... sont autant de connaissances et de gestes qui peuvent sauver une vie. L'agricultrice de Saint-Genès-Champespe en sait quelque chose puisque par deux fois, elle a été confrontée à ce genre de situation. « Une fois c'est mon mari qui a glissé dans la cour de la ferme. Une autre fois, ce fut moi. Rien de bien grave mais même dans ces moments-là, on se sent démunis, d'autant plus dans nos campagnes reculées en plein hiver. » Une demande à laquelle a répondu positivement la MSA Auvergne qui avait en charge de former les sauveteurs du jour.

Donner des automatismes

Ils étaient une dizaine d'agriculteurs à suivre cette formation de deux jours. « Un bon groupe, pas trop nombreux pour permettre à chacun de pratiquer à tour de rôle » précise Marine Allary, formatrice et infirmière SST à la MSA. « D'ordinaire, cette formation est dispensée aux salariés agricoles. C'est la première fois que je la réalise pour des élus locaux MSA et des agriculteurs. » Pourtant, que l'on soit agriculteur ou citoyen lambda, les gestes restent les mêmes. Marine Allary adapte toutefois les cas concrets à son public. 

« Tout ce que je vous raconte est issu d'accidents qui se sont réellement déroulés dans des fermes. » 

De l'arc électrique avec la fourche du tracteur, à l'accident de la circulation ou encore la chute dans le silo d'ensilage, les anecdotes malheureuses ne manquent pas. 

« Les accidents n'épargnent personne ni dans les fermes, ni dans la vie de tous les jours. Il faut connaître ces gestes pour ses associés, ses amis, sa famille, ses salariés... n'importe qui » ajoute Philippe Panel, président de la MSA Auvergne, présent également à la formation.

L'infirmière-formatrice l'atteste : « le jour où vous êtes confrontés à un accident, vous ne pouvez pas vous reposer uniquement sur les conseils des secours donnés par téléphone ». La formation SST allie à la fois théorie et pratique. 

« Le but est de mettre en place des automatismes pour contrecarrer des émotions polluantes comme la peur ou la panique. » 

D'une durée de deux jours, elle est entièrement prise en charge par les organismes de formation.

Face à la réussite de cette première édition, d'autres dates seront proposées sur le secteur. « Nous n'avons pas pu intégrer toutes les personnes inscrites » précise Isabelle Guittard qui appelle les agriculteurs de tous les secteurs, désireux de se former aux gestes de secours, de se faire connaître auprès de leur élu MSA.

 

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