Aller au contenu principal

Les agriculteurs face à leur sécurité

Véritable base de travail pour déceler et corriger les dangers sur un lieu de travail, le document unique d’évaluation des risques, obligatoire depuis 2002 pour tous les employeurs, se veut un rappel des règles de sécurité nombreuses et variées qui doivent régir une exploitation. Explications avec Gérard Molines, conseiller en prévention des risques professionnels à la MSA du Languedoc.

Une trame envoyée par la MSA aux exploitants pour les guider dans la rédaction de leur DUER.
Une trame envoyée par la MSA aux exploitants pour les guider dans la rédaction de leur DUER.
© Sabrina Khenfer

À quoi sert le DUER ?

C’est un document qui sert à identifier et analyser les risques qu’il peut y avoir sur un lieu de travail. Au bout d’un moment les agriculteurs passent tellement de temps sur leur exploitation qu’ils ne les voient plus. Il n’y a pas de document type, chacun a sa manière d’aborder les choses. Moi, par exemple, je les sensibilise lors de mes visites ou interventions. Je peux aussi leur envoyer une trame qui les aide à trouver les failles sur leur exploitation : accessibilité, rangement, luminosité, ventilation, travaux en hauteur, postures en salle de traite, risques avec le matériel… Ou des choses moins évidentes mais pourtant très sérieuses comme les explosions de poussière, les gaz de fermentation des fosses ou les risques avec les lignes électriques. À la fin du document je laisse des pages vierges où ils doivent noter les pistes pour corriger ce qui ne va pas et dater les travaux qu’ils comptent entreprendre. Ils peuvent faire appel à un consultant ou suivre des formations spécifiques, mais souvent ils le réalisent eux-mêmes. Ensuite ils conservent le document chez eux et se doivent de le mettre à jour au minimum une fois par an.

 

Qui est concerné par le document unique ?

Les employeurs en général. Les exploitants agricoles sont donc aussi concernés, particulièrement ceux qui reçoivent des travailleurs (stagiaires, apprentis, salariés…) Certaines filières imposent également ce document. C’est un sujet que l’on aborde lors du stage 21 heures pour les jeunes qui s’installent. Mais ensuite c’est de la responsabilité de l’employeur d’entreprendre cette démarche. Celui qui est seul chez lui, s’il décide de ne pas le faire, personne ne va venir vérifier. Par contre si un jour il y a un pépin on risque fort de lui demander son DUER et, si l’affaire est portée en justice, le juge qualifiera les choses différemment selon qu’il ait été réalisé ou non ; si des risques ont été mis en évidence et des solutions apportées…

Suite de l'interview à lire dans le dossier "Sécurité et bien-être" du Réveil Lozère n°1424, du 7 septembre 2017, en page 11.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière