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Les agriculteurs de plus en plus tributaires de l’instabilité des prix

Selon l’Observatoire de formation des prix et des marges, dont la 7e édition du rapport a été rendue publique le 19 juin, avec la disparition des mécanismes de régulation des marchés, les agriculteurs sont de plus en plus exposés aux aléas des marchés internationaux, tantôt favorables, tantôt défavorables, selon les années et les productions.

Depuis la fin de la Pac, au moins en ce qui concerne la gestion des marchés, les agriculteurs sont de plus en plus soumis à la volatilité des prix sur les marchés mondiaux, a expliqué Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM), lors de la présentation du 7e rapport annuel, le 19 juin à Paris. Certes, pour les grandes commodités agricoles comme les céréales, les oléagineux et le sucre, les prix payés aux agriculteurs sont déjà dérivés des cours mondiaux. Ils sont issus de la confrontation de l’offre et de la demande à l’échelle de la planète et fortement influencés par les aléas climatiques ainsi que par des considérations géopolitiques. Il apparaît de nouveaux produits dont le champ a été longtemps circonscrit à l’Europe et qui commencent à s’internationaliser. C’est le cas de la viande porcine, désormais sous l’influence des achats asiatiques et chinois en particulier, de la poudre de lait et surtout du beurre dont la demande mondiale a explosé en 2017 et dans une moindre mesure de la viande bovine, jusqu’à présent limitée aux achats méditerranéens et dont l’accès au marché chinois pourrait changer la donne. D’une année à l’autre, ces produits sont désormais soumis à de très fortes variations de prix.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1466, du 28 juin 2018, en page 9.

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