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Les acteurs médicaux unis pour apporter “la bonne réponse au bon moment”

Le Samu, le Sdis et les ambulanciers privés ont signé une convention renouvelable tous les ans afin de rendre plus efficace leur collaboration.

Les services de secours se sont unis pour améliorer leur collaboration.
Les services de secours se sont unis pour améliorer leur collaboration.
© Photo montage

Afin d’officialiser leur travail commun, le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), le Service d’aide médicale d’urgence (Samu) et l’Association des transports sanitaires urgents du Cantal ont signé une convention d’une durée d’un an sous les yeux du préfet Paul Mourier vendredi 27 février. L’objectif ? “Renforcer la collaboration entre les différents services de secours”, explique le préfet. Si cette coopération dans l’aide médicale d’urgence est effective sur le terrain, ce texte tripartite donne “un cadre écrit à une relation qui existe de longue date”, a renchéri le docteur Jean-Marc Philippe du Samu ; le Sdis concédant que des “réajustements” devaient être apportés. Concrètement, cela va se traduire par la mise en place d’un réseau radio interconnecté, dispositif unique en Auvergne, “afin de parler le même langage” selon les mots de P. Mourier.

Chacun à sa place
Les tâches de chacun ont ainsi été redistribuées et mieux définies : au Sdis le secours de proximité, au Samu les soins médicaux d’urgence. Ceci afin d’optimiser la réponse du médecin régulateur du Samu qui fera appel, selon la gravité de la situation et les disponibilités en termes d’effectifs et de localisation de chaque service, soit au Samu soit aux ambulanciers privés soit aux pompiers. “Il faut apporter une réponse graduée à l’urgence” poursuit le préfet. Dans cet esprit, le représentant de l’État a lancé deux groupes de travail chargés de parfaire les permanences de soins dans le département afin de compléter les effets de cette convention.
Une redéfinition des rôles des acteurs pré-hospitaliers pour apporter “la bonne réponse au bon moment”, précise Paul Mourier. “Il faut que chacun soit à sa place pour éviter les redondances et offrir la meilleure qualité de soins possible. Si on ne définit pas clairement les missions, il y a le risque d’intervenir avec des moyens inappropriés. Les relations entre les services doivent se formaliser et s’adapter aux particularités locales. Il faut réagir à la situation en fonction de la mission, soit du secours à la personne, soit du transport inter-hôpitaux,... On ne mobilise pas le Sdis si un transporteur privé peut s’occuper du malade par exemple”. Un sentiment partagé par Louis Galtier, président du Sdis, qui fait de la “rapidité à apporter à la réponse du malade” une priorité. Car “maîtriser pertinemment l’emploi des moyens du Sdis et de nos partenaires nous permettra d’apporter une réponse adaptée aux situations de détresse.” De son côté, M. Lallis, président des transports ambulanciers privés a reconnu qu’il était “important pour nous qui intervenons en milieu rural de se mettre d’accord sur les modalités d’intervention. Il est de plus en plus délicat d’intervenir dans ces zones où les habitants sont disséminés et nous, nous fonctionnons avec de moindres effectifs.” Les ambulanciers vont ainsi mettre en place un dispositif de garde établi sur sept secteurs. Le préfet a également insisté sur la formation des personnels de secours aux gestes et soins d’urgence et le renouvellement du parc ambulancier ainsi que l’investissement dans des défibrillateurs cardiaques pour illustrer les efforts réalisés en matière de santé par les professionnels. Avec cette régulation et ce réseau radiophonique, M.Galtier espère “clarifier les missions des uns et des autres tout en affirmant notre complémentarité”. Car pour faire face aux exigences “légitimes et compréhensibles” de la population, Paul Mourier est conscient que “la puissance publique a le devoir d’optimiser et d’organiser les moyens en place en matière d’offre de soins pour éviter la concurrence stérile et inutile. On doit constituer un maillage territorial permanent et cohérent avec les moyens dont nous disposons (maison de santé, de garde,...). Il ne faut pas que l’on ait un manque dans la chaîne de secours”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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