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Les accords commerciaux jouent le rôle de « polices d’assurance »

Face à la menace d’une « guerre commerciale généralisée », les accords de libre-échange (ALE) prennent une nouvelle dimension de « police d’assurance », selon une note récente du Conseil d’analyse économique (CAE).

© Lance Cpl. Cristian Ricardo

Début juillet, le Conseil d’analyse économique (CAE) a présenté au Premier ministre une note sur la stratégie commerciale que devrait conduire l’UE dans un contexte international bouleversé par les annonces unilatérales de hausse des droits de douane de l’Administration américaine. Le CAE plaide pour des mesures de rétorsions concertées, une relance du multilatéralisme, et « une politique ambitieuse d’accords commerciaux ». Pour le CAE, le contexte actuel de « tension protectionniste et de remise en cause du multilatéralisme » change profondément la « portée » des accords commerciaux.
Ce contexte leur offre, en quelque sorte, une nouvelle utilité : ces accords peuvent désormais constituer pour l’Europe une « police d’assurance en cas de guerre commerciale généralisée avec disparition de l’OMC », estime le CAE. En effet, l’ouverture commerciale permet de « réduire d’un tiers les pertes d’une guerre commerciale pour l’UE et ses États membres », estiment ces économistes françaises. Le CAE met en avant « des études empiriques récentes » qui montrent que « les accords commerciaux, en réduisant l’incertitude sur la demande future, fonctionnent comme une assurance pour les entreprises exportatrices. » Par ailleurs, les accords de libre-échange peuvent également être utilisés ou perçus comme des « mesures de rétorsions » contre les pays non-signataires, estime le CAE : « les accords préférentiels signés par l’UE ont un impact négatif sur les pays non inclus : c’est le cas, par exemple, des États­-Unis qui perdent du fait de l’accord UE­-Canada ».

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1469, du 19 juillet 2018, en page 9.

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