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LENTILLE VERTE DU PUY > En vidéo : Une herse étrille et une bineuse à l’épreuve à Saint Martin de Fugères

Le 27 mai, une herse étrille et une bineuse ont été mises à l’épreuve sur une parcelle d’essai à St Martin de Fugères. Premiers résultats sur une lentille au stade 4 feuilles.

Semée entre le 15 mars et le 21 avril, la Lentille Verte du Puy est accompagnée dans sa pousse par de vigoureuses adventices (voir encadré) qui peuvent s’avérer très gênantes si on les laisse s’installer et se déployer.Le 27 mai dernier, à St Martin de Fugères chez Philippe Gire, deux outils de désherbage mécanique ont été testés sur une parcelle d’essai mise à disposition de l’ODG Lentille Verte du Puy dans le cadre de son programme technique annuel.Conduite en agriculture biologique, la parcelle a été semée le 21 avril ; à ce stade (4 feuilles), la Lentille Verte du Puy est bien enracinée dans le sol et supporte bien le passage d’outils tels que herse étrille et bineuse ; deux matériels qui ont été mis à l’épreuve ce jour-là.Après avoir laissé une surface témoin sans aucune intervention, l’agriculteur accompagné de l’animateur technique de l’ODG, Bernard Daudet, a procédé au passage d’une herse étrille de 6 m de largeur de travail et équipée de dents de 7 mm de diamètre.


Efficacité de travail

Les essais consistaient à tester l’efficacité du travail de cet outil et à optimiser ses réglages (vitesse de passage, inclinaisons des dents...). «La herse arrache ou recouvre les adventices» explique Bernard Daudet.  Résultats : les dents de la herse étrille n’abîment pas la lentille en place. Les mauvaises herbes sont détruites et la croûte de battance disparaît. Le sol apparaît plus aéré. Ce type d’intervention semble donc efficace mais il doit intervenir «le plus tôt possible, lorsque le pied de lentille atteint 8 cm de hauteur» indique le technicien. La herse étrille présente toutefois l’inconvénient de faire jaillir quelques pierres du sol qu’il faudra retirer soit manuellement soit via un roulage.Un autre outil a été testé le 27 mai : une bineuse de 3 m de large équipée d’une caméra de guidage.Cette dernière va travailler en surface sur l’inter-rang de lentille (semée à 15 cm d’écartement) ; mais contrairement à la herse, la bineuse ne va pas arracher les adventices, elle va les scalper. La bineuse est équipée d’une caméra capable de détecter le rang de semis de lentille et va faire varier le châssis de la bineuse vers la droite ou la gauche selon le besoin. Résultats : la bineuse a réalisé un bon travail en inter-rang et la lentille a été préservée grâce à un bon guidage de la bineuse.Si nécessaire, la herse étrille et la bineuse seront à nouveau passées une dernière fois sur cette parcelle, dans une quinzaine de jours.

Pour tous les producteurs

À terme, cet essai permettra de statuer sur l’intérêt de ces deux outils, de voir si éventuellement ils sont tous deux complémentaires et d’établir un protocole définitif à disposition de tous les producteurs, qu’ils soient en bio ou en conventionnel.Notons que cet essai comporte aussi un couvert végétal (avoine de printemps) installé en sur-semis de la lentille qui permettra d’observer le comportement des adventices.


Bons résultats

En test depuis déjà quelques années sur la Lentille Verte du Puy, ces méthodes alternatives semblent donner de bons résultats. «L’année dernière, à St Martin de Fugères, sur une parcelle désherbée avec une herse étrille, nous avons obtenu un rendement supérieur (15 à 20% en plus) par rapport à une parcelle témoin sans aucun désherbage (ni mécanique, ni chimique). En terme de résultats d’efficacité des méthodes alternatives sur les adventices, nous avons obtenu des résultats comparables au désherbage chimique notamment sur le Bleuet. Toutefois, l’an dernier les conditions météo trop sèches ne nous ont pas permis d’aller jusqu’au bout de l’expérimentation» a souligné Bernard Daudet.Véronique Gruber

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