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L’engraissement, gage de valeur ajoutée

En Lozère la production de viande représente plus du 50 % du produit agricole du département. Pourtant, la filière peine à donner de la valeur ajoutée à ses produits.

Abattoirs, ateliers de découpe, organisations de producteurs… le département possède tout un panel d’outils à sa disposition.
Abattoirs, ateliers de découpe, organisations de producteurs… le département possède tout un panel d’outils à sa disposition.
© Sabrina Khenfer

« En Lozère, parmi les produits issus des exploitations bovins viande, on trouve 62 % de broutards, majoritairement des Aubracs, explique Alain Raynal. En tout, ce sont 75 % des produits qui ne sont pas finis. Or, si nous voulons vraiment valoriser nos productions, créer de la valeur ajoutée sur le département (abattage, transformation…) et être moins tributaires des normes européennes, des problèmes sanitaires, il faut convertir un petit pourcentage de cette production en animaux finis, engraissés localement. »

« Les éleveurs ont du mal à y aller »
D’une manière générale, la France est un pays naisseur (c’est le cas de 91 % des exploitations de viande sur le département) mais pas assez engraisseur. Ce qui est d’autant plus vrai dans les zones à fortes contraintes pédo-climatiques comme la Lozère. « Les sécheresses répétées n’aident pas à faire de l’engraissement. Les éleveurs sont plus à l’aise à faire du Broutard, dont ils se désengagent rapidement après l’hiver. » Autre raison pour expliquer leur désamour face à l’engraissement : la bonne santé de la génétique d’un côté, et l’agrandissement notable des exploitations de l’autre, poussé par la prime à l’hectare. « Ils ne sont déjà pas assez nombreux sur les exploitations. C’est donc compliqué de trouver la force de travail pour créer un atelier à côté. Il y a aussi la question de trésorerie : quelqu’un qui fait le choix d’engraisser ses animaux sera toujours gagnant sur quatre ou cinq ans. Mais c’est vrai qu’il y a certaines années, de sécheresse notamment, où il est plus rentable de vendre un veau à huit mois que de le garder un an de plus. Il faut vraiment avoir foi en la filière et les éleveurs ont du mal à y aller. »

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1436, du 30 novembre 2017, en page 6.

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