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L’embargo poursuit son onde de choc

Malgré les mesures prises pour le secteur des fruits et légumes, comme le retrait de 232 500 tonnes, un certain nombre de pays a dénoncé l’insuffisance de ces dispositions : Bulgarie, Espagne et Roumanie, ainsi que la Grèce et Chypre ont demandé des mesures supplémentaires.

Malgré les inquiétudes des pays membres, Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture, ne considère toujours pas le secteur laitier comme en étant en crise
Malgré les inquiétudes des pays membres, Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture, ne considère toujours pas le secteur laitier comme en étant en crise
© Adam Barry

Aucune nouvelle mesure d’importance n’est pour le moment envisagée par le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan. Néanmoins, Le conseil des ministres européens de l’Agriculture du 26 janvier a mis les conséquences de l’embargo russe au cœur des discussions. Malgré les mesures prises pour le secteur des fruits et légumes, comme le retrait de 232 500 tonnes, un certain nombre de pays a dénoncé l’insuffisance de ces dispositions, demandant des mesures supplémentaires. L’Italie souhaite une liste plus étendue de produits éligibles, ainsi que, comme la France, une plus grande flexibilité. Les mesures d’aides pour le secteur doivent expirer en juin, un délai jugé suffisant par le commissaire européen à l’Agriculture. Le secteur laitier préoccupe également les pays membres. Phil Hogan a proposé de poursuivre l’aide au stockage privé pour le beurre et la poudre de lait jusqu’en septembre 2015, mais pas pour les fromages. L’Allemagne juge ces mesures inefficaces et demande à mettre l’accent sur la recherche de nouveaux marchés d’exportation. L’Italie a par ailleurs demandé un étalement des paiements liés au superprélèvement, soutenue par la Hongrie, l’Estonie, la Pologne, le Luxembourg et l’Irlande. Malgré les inquiétudes des pays membres, le comissaire ne considère toujours pas le secteur laitier comme en crise, les baisses de prix résultant selon lui de l’offre mondiale abondante face à une demande qui diminue également. L’Observatoire du lait n’impute pas non plus la baisse des prix à l’embargo. La Commission européenne a cependant confirmé que le filet d’intervention restait disponible pour soutenir le marché.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 5 février 2015.

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