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L’éleveur-réalisateur qui fait la lumière sur le loup

Bruno Lecomte est à la fois éleveur et réalisateur. Vendredi 18 novembre, il présentera salle Urbain-V à Mende, deux documentaires sur le thème du loup.

« Si on trouvait un moyen de protection efficace, le loup ne nous dérangerait pas. Mais ce n’est pas le cas », souligne le réalisateur.
« Si on trouvait un moyen de protection efficace, le loup ne nous dérangerait pas. Mais ce n’est pas le cas », souligne le réalisateur.
© DR

Bruno Lecomte est éleveur ovin à La Bresse. Il sillonne la France et l’Italie en quête de témoignages sur l’épineuse question du loup et présente deux documentaires : Les lourdes conséquences du retour du loup, puis Retour naturel ou réintroduction du loup ?
Le premier documentaire parle des ravages causés par le loup. Quelle est la réalité ?
En 2015 il y a eu 9 000 bêtes tuées, dont 6 000 en région Paca. À l’échelle nationale c’est infime mais à celle d’une commune ou d’une exploitation, c’est énorme, parfois jusqu’à la perte totale du cheptel. Il faut rajouter les baisses de fertilité, les animaux perdus et l’impact psychologique sur des éleveurs à qui on dit : « Tu ne surveilles pas assez ton troupeau ».
Ils expliquent que les solutions proposées par l’État n’en sont pas…
Prenons les chiens de protection. Contre cinq loups il faut cinq patous. Mais si vos troupeaux sont séparés dans quatre parcs, alors il vous en faut vingt. Sans parler du coût, cela entraîne de vrais problèmes avec les promeneurs et touche aussi le tourisme. Un berger ? Là encore il en faut un par parc, ce qui engage des frais supérieurs au chiffre d’affaires de l’éleveur. De toute façon, le loup s’adapte : 45 % des attaques ont lieu en plein jour.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 17 novembre 2016, numéro 1384.

Pratique
À 19 h, Les lourdes conséquences du retour du loup, à 20 h, débat et dégustation, à 21 h, Retour naturel ou réintroduction du loup ? À vous de juger. Cinq euros, gratuit pour les enfants. Soirée organisée par les sections ovines de la FDSEA et des JA de Lozère. Informations complémentaires au 06 70 07 67 22.

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