Aller au contenu principal

Plan stratégique national PAC
L’élevage de montagne et des zones défavorisées ne veut pas être l’un des principaux financeurs du développement d’autres secteurs

Les agriculteurs des différents massifs français ont pris note des premiers arbitrages rendus par Julien Denormandie pour la prochaine PAC. Dans un communiqué, ils constatent "avec amertume que leurs territoires et productions, pourtant en phase avec les attentes de la société et bénéfiques à l’environnement, mais disposant des plus bas revenus du secteur agricole, pourraient être les principaux contributeurs au développement de la production de protéines végétales".

massif
A ce stade, les zones de massifs et défavorisées se sentent particulièrement lésées par les arbitrages du ministre dans le cadre du PSN.
© SC

La prochaine Politique Agricole Commune devrait garantir le maintien des équilibres entre productions et territoires, le Ministre ayant indiqué privilégier une approche de stabilité. C’est ce qui l’a encouragé, notamment, à maintenir le budget de l’ICHN pour la prochaine programmation : une décision que les agriculteurs des massifs français saluent, tout en réaffirmant la nécessité d’en réserver l’accès à l’agriculteur véritable. En revanche, ils indiquent dans un communiqué en date du 27 mai "regretter que la stabilité budgétaire n’ait pas permis de privilégier l’enjeu des actifs agricoles, vital pour nos massifs. La prochaine PAC ne devrait donc pas être celle de la reconnaissance des actifs, ni même de l’ensemble des services rendus par l’agriculture de montagne et des zones défavorisées : d’une part, les nombreux atouts environnementaux des systèmes herbagers et pastoraux de ces territoires ne semblent, à ce jour, pas faire l’objet d’une reconnaissance spécifique dans le cadre de l’éco-scheme ; d’autre part, les exploitations d’élevage de ces zones pourraient être les plus fortement et les plus négativement impactées par la hausse des aides couplées en faveur de la production de protéines végétales. Le Ministre semble donc avoir fait ce choix redouté depuis plusieurs mois : baisser les aides couplées aux éleveurs de nos zones, acteurs indispensables du développement de leur territoire et de la transition agroécologique, tout en les empêchant d’accéder à une partie des futures aides couplées aux protéines végétales fourragères, afin d’améliorer l’autonomie protéique de leur exploitation. La protection de notre souveraineté alimentaire et la durabilité de l’agriculture française sont deux enjeux qui nécessitent de préserver notre modèle d’élevage familial, pastoral et herbager : c’est pourquoi les agriculteurs des différents massifs français appellent, ensemble, le Ministre à rééquilibrer clairement ses prochains arbitrages en faveur de l’élevage de montagne et des zones défavorisées".

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière