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L'élevage allaitant, le pilier fragile de l'agriculture du Puy-de-Dôme

Plus d'un quart des exploitations du Puy-de-Dôme sont spécialisées en bovin viande faisant de la production le deuxième pilier agricole du département derrière les céréales.

La Charolaise reste la première race bovine en termes d'effectifs dans le Puy-de-Dôme malgré l'érosion du nombre de têtes.
La Charolaise reste la première race bovine en termes d'effectifs dans le Puy-de-Dôme malgré l'érosion du nombre de têtes.
© Mélodie Comte

Des plateaux volcaniques aux vastes plaines de la Limagne, la diversité des paysages du Puy-de-Dôme se retrouve dans son agriculture.

En 10 ans, le nombre d’élevages allaitants a diminué de 18% dans le département.

Au dernier recensement Agreste de 2020, 5 700 exploitations puydomoises étaient comptabilisées. Avec 90% de sa SAU (386 000 ha) consacrée aux fourrages, l’élevage est naturellement majoritaire. D’après les derniers chiffres de l’identification bovine de l’EDE du Puy-de-Dôme, 84 872 vaches allaitantes (au 1er juillet 2025) sont dédiées à la production sur un total de 321 000 bovins (Agreste 2020), réparties dans 3 436 élevages.

La production allaitante est un pilier central du territoire tant dans le nombre d’animaux que d’exploitations ; même si la production laitière, soutenue par une large offre de fabrication fromagère sous SIQO, représente une valeur économique supérieure.

À lire aussi : Élevage allaitant : « Le Puy-de-Dôme est avant tout un département de naisseurs, pas d'engraisseurs »

Bovins en montagne : rusticité vs déclin

Les élevages allaitants sont surtout concentrés dans les zones montagneuses (Combrailles, Chaîne des Puys, Cézallier), où les surfaces fourragères dominent.

Les races dominantes sont la Charolaise (41 022 vaches en 2025), la Salers et la Limousine, suivies de près par l’Aubrac.

À lire aussi : L'élevage cantalien ne perd plus de bovins

La première est appréciée pour sa conformation bouchère, mais les races plus rustiques, adaptées aux conditions de moyenne montagne, conquièrent petit à petit les élevages. La Salers est ainsi à la deuxième place au niveau local avec 17 305 têtes au 1er janvier 2025, devant la Limousine (12 612 vaches).

Longtemps en progression, l’évolution des effectifs dans certaines races connaît une stabilisation voire une régression

La décapitalisation joue son œuvre et la rusticité, la largeur de bassin et les autres qualités des races bouchères ne suffisent plus à empêcher l’érosion des effectifs.

En 10 ans, le nombre d’élevages allaitants a diminué de 18% dans le département (source Agreste). Pourtant, toujours selon les chiffres du dernier recensement agricole, entre 2010 et 2020, le cheptel allaitant puydomois s’est stabilisé avec une variation du nombre d’animaux de +1%. Moins d’exploitations donc, mais des troupeaux plus importants, c’est ce que semblent prouver ces données.

Six ans après leur publication, l’EDE du Puy-de-Dôme note toutefois une lente mais constante érosion au sein des troupeaux

« La dernière campagne se caractérise par une baisse des naissances de 2,2 % et un repli des ventes de broutards de 3,1 %, permettant toutefois une légère hausse de l’effectif de génisses » précise l’établissement.

Entre 2023 et 2025, le nombre de vaches allaitantes, toutes races confondues, a diminué de 1,8%.

À lire aussi : Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

 

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