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L'eau, une chance pour la région

Mercredi 6 décembre, Narbonne a accueilli un colloque sur la thématique de l'eau, en présence de nombreux acteurs.

Mercredi 6 décembre, Narbonne a accueilli un colloque sur la thématique de l'eau, en présence de nombreux acteurs.
Mercredi 6 décembre, Narbonne a accueilli un colloque sur la thématique de l'eau, en présence de nombreux acteurs.
© Gilles Ehrmann

Ce colloque lance une véritable ambition de rassembler tous les acteurs de la région, afin de faire bouger les lignes sur l'accessibilité à l'eau dans tous les domaines.
Les acteurs présents ont tous pu formuler leur vision d'une eau partagée, afin de maintenir une région attractive et dynamique. Sobriété, modernisation des structures existantes et création de retenues collinaires y ont notamment été défendues.

Pragmatisme et audace
« Sans eau, pas de vie et donc pas d'agriculture », a introduit Denis Carretier, président de la chambre régionale d'agriculture Occitanie, à l'auditoire réuni au Théâtre de Narbonne. L'adaptation au changement climatique nécessite aussi de se pencher sur les problématiques liées à l'eau. « Je souhaite que cette journée soit le point de départ d'une nouvelle vision de l'accès à l'eau multi-usages : une vision dépassionnée, empreinte de pragmatisme et de réalisme, conciliant développement durable des activités économiques et vitalité des territoires ruraux ».
Objectif de la matinée ? Rappeler que la question n'est pas la ressource, mais son utilisation multiple. Pour Bertrand Malquier, président de l'agglomération et maire de Narbonne, « Il n'y a pas de fatalité, tout est une question de volonté et d'organisation collective. »
Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique social et environnemental régional (Ceser) Occitanie, souligne que, selon lui, « les non-décisions coûtent cher, et ne rien faire face à cette situation, c'est mettre en difficulté plus de 250 000 emplois ».

« Tout est question de volonté et d'organisation collective »
Présent en visioconférence depuis la capitale, le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a tenu également à partager son soutien et son souhait de « territorialiser les solutions, car c'est la meilleure manière d'éviter les écueils des contestations ». Ce dernier en a profité pour rappeler les ambitions portées par le Plan Eau, mis en place en mars : la sobriété dans l'usage et la durée ; la modernisation des réseaux ; l'investissement massif dans la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) ; l'accompagnement de la transformation des filières ; et, enfin, la mise en place d'une tarification progressive et incitative.
La première d'entre elles prévoit une baisse nationale de 10 % de l'eau prélevée d'ici 2030 et, pour y arriver, toutes les filières seront concernées. « Au vu de la spécificité de l'agriculture, nous allons compenser l'augmentation des surfaces irriguées par une réduction de la consommation à l'hectare. » Sur les questions de la REUT, « cela fait 25 ans que l'on en parle, mais rien n'est fait », assène le ministre. Travaillant actuellement sur un texte qui en permettra la réutilisation en matière agroalimentaire, la remobilisation des plans d'eaux existants et les retenues de substitution sont également dans la ligne de mire. Mais  « les réglementations et les focalisations nationales sur quelques ouvrages nous empêchent d'aller plus vite que le dérèglement climatique ».

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