Aller au contenu principal

Le vieillissement des actifs agricoles est toujours une réalité

Le renouvellement des générations demeure un dossier préoccupant pour les syndicats FNSEA et JA. Entre vieillissement des chefs d’exploitation et manque d’installations, l’enjeu est de taille.

Sources: CCMSA, 2020
Sources: CCMSA, 2020
© FNSEA DAS OEF 2021

Les derniers chiffres de la MSA, compilés par la FNSEA, montrent que le vieillissement des actifs agricoles est toujours une réalité. Aujourd’hui, un agriculteur sur cinq a plus de 60 ans et parmi eux, un ne trouvera pas de repreneur pour son exploitation. Si cette tendance n’est pas nouvelle, elle connaît une accélération préoccupante : en dix ans elle a augmenté de 58 %. En effet, en 2010, 90 % des agriculteurs avait moins de 60 ans. Autre fait inquiétant, l’installation des moins de trente cinq ans stagne, voire diminue, même si elle est en partie compensée par l’installation des moins de 25 ans qui est en hausse. La Nouvelle-Aquitaine n’est pas la région la plus touchée par ce phénomène. Cependant, la part des plus de 60 ans parmi les exploitants y est conforme à la moyenne nationale (21 %). C’est en Corrèze que la situation est la plus préoccupante : la proportion des plus de 60 ans, déjà importante, progresse fortement. D’autres départements montrent une dynamique différente. La Gironde et le Lot-et-Garonne ont une forte proportion de plus de 60 ans mais qui évolue peu. A contrario, les Landes ont une proportion de plus de 60 ans assez faible mais qui progresse vite. La situation varie aussi selon les filières considérées. Les grandes cultures, la viticulture, l’arboriculture, l’horticulture et la production bovine mixte sont particulièrement vieillissantes. La production bovins viande et la polyculture-élevage, très présentes en Nouvelle-Aquitaine, restent dans la moyenne. Enfin, les filières ovine, caprine, porcine, volaille/lapin, maraîchage et bovins lait semblent se rajeunir avec une proportion d’exploitants de moins de 35 ans supérieure à la moyenne.
Pour Gaëtan Bodin, président de JA Nouvelle-Aquitaine, l’enjeu est majeur. « Pour assurer le renouvellement des générations, Il faudrait transmettre toutes les exploitations à reprendre. Or, pour l’instant, la transmission reste le parent pauvre des politiques publiques, explique-t-il. Il existe de nombreux outils : repérage des cédants, partage de foncier… Ils fonctionnent mais ils ont besoin de renforts. Début 2021, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un groupe de travail sur l’installation. Jeunes agriculteurs travaille activement sur la question et plusieurs rencontres ont eu lieu avec les différentes OPA. Un groupe de travail national aura lieu le 1er septembre. Il portera sur différents thèmes : le repérage des cédants, le diagnostic des exploitations, le volet foncier et également l’aspect fiscal et social. C’est un gros travail porté par JA. Mais seuls, nous ne ferons rien. Il faut que l’ensemble des organisations agricoles travaillent en commun pour porter la voix du monde agricole. Ce que l’on remarque aussi dans ces chiffres, c’est le lien fort entre les revenus et l’installation. Les départements où la production bovins viande est majoritaire sont aussi ceux ou les revenus sont les plus bas…  C’est là un autre enjeu crucial. »

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

Une femme et un homme devant une maison en pierre
Bienvenue à la Ferme. Ferme-auberge : l’avenir en famille

La ferme-auberge des Arbres accueillait l’assemblée générale de Bienvenue à la ferme.

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière