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FDPL
Le ton se durcit entre les entreprises et les producteurs

Les administrateurs de la Fédération départementale des producteurs de lait se sont rencontrés pour faire un point sur l’actualité laitière et la situation des producteurs du département.

Les derniers accords interprofessionnels ont acté une hausse du prix du lait de + 3,71 €/1000 L pour le premier trimestre de l’année. Nous assistons probablement à la fin des effets de la réforme de la PAC, c’est à dire la baisse du prix du lait par « effet domino» de la baisse du prix d’intervention des produits laitiers industriels. Toutefois, la hausse est minime et ne compense pas celle des charges, notamment le coût des aliments. « On a déjà beaucoup fait pour la maîtrise des charges , mais aujourd’hui nous sommes au seuil de rentabilité de nos exploitations». C’est sur ce constat amer que Pascal Servier, président de la FDPL, dénonce le comportement des entreprises laitières. « Alors que les AOC et le lait de montagne permettraient de valoriser le prix du lait payé aux producteurs, les entreprises bloquent les négociations en pratiquant la politique de la chaise vide au CRIEL AOC. C’est inacceptable et nous en tirerons toutes les conséquences ! ». Pourquoi le ton se durçit-il entre les producteurs et les transformateurs ?

 

Pour la plupart des AOC fromagères d’Auvergne, les producteurs devront signer très prochainement des déclarations d’aptitude qui officialisent leur engagement dans les nouveaux cahiers des charges de ces appellations. Les entreprises ont absolument besoin de ces signatures pour pouvoir transformer le lait collecté en fromage AOC. Du coté des producteurs, nombreux sont ceux qui refuseraient de s’engager dans un cahier des charges contraignant sans une revalorisation du prix du lait en retour. Nous ne sommes qu’au début d’une difficile partie de bras de fer entre les éleveurs et les entreprises. A chacun ses atouts! Les entreprises disposent de bien des moyens pour faire pression individuellement sur les récalcitrants qui hésiteront à signer les déclarations d’aptitude. Quant aux producteurs, tout dépendra de leur capacité à s’unir pour négocier collectivement les avantages qu’ils peuvent retirer des AOC. Finalement, espérons que l’ensemble de la filière sortira de ces négociations par le haut, puisque l’avenir des producteurs et celui des entreprises sont très étroitement liés.

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