Skyr en France : Yoplait mise sur le yaourt protéiné pour valoriser le lait
Le skyr, ce fromage blanc islandais ultra-protéiné, s’est imposé comme un phénomène de consommation en France et en Europe. Chez Yoplait, la recette incarne une révolution dans les habitudes alimentaires et un allié de poids dans la valorisation laitière française.
Le skyr, ce fromage blanc islandais ultra-protéiné, s’est imposé comme un phénomène de consommation en France et en Europe. Chez Yoplait, la recette incarne une révolution dans les habitudes alimentaires et un allié de poids dans la valorisation laitière française.
En France, où la consommation de yaourts atteint 30 kg par an et par habitant, le skyr a su se tailler une place de choix. « Un Français sur deux en consomme régulièrement » affirme Myriam Riedel-Kienzi, directrice générale en charge de l'international chez Yoplait. Ce chiffre impressionne d'autant plus que cette recette traditionnelle venue du grand nord était quasi inexistante il y a dix ans dans les rayons.
Dans un marché de l’ultra-frais (tous produits confondus) déjà très dynamique, « +2 % de volume en France, +5 % au Royaume-Uni, et près de +10 % en Irlande », le skyr donne un coup de fouet supplémentaire.
La fabrication d'un kilo de ce produit nécessite trois litres de lait, soit trois fois plus que pour un yaourt classique.
Une aubaine pour la filiale aux 6 pétales de Sodiaal qui voit dans ce yaourt hyperprotéiné, l'opportunité de valoriser un peu plus la ressource.
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Skyr, la recette protéinée accessible qui séduit la France
Le marché de l’ultra-frais est l’un des plus dynamiques en France, avec « 200 à 300 innovations par an ». Yoplait ne déroge pas à la règle : nouveaux parfums (comme le skyr à la pêche en format 450 g), formats adaptés aux usages (smoothies, cuisines, etc.), ou encore améliorations technologiques pour répondre à la demande.
Ce succès se traduit par la transformation chaque année de 500 millions de litres de lait sur les 4,1 milliards collectés en France par Sodiaal, dans les trois usines du Mans, Vienne (près de Lyon) et Monéteau (près d’Auxerre).
Le skyr se détache ces dernières années par sa croissance exponentielle puisque le produit répond d'abord à la quête des consommateurs de protéines à bas prix. Dans un contexte où les prix de la viande et du poisson flambent, le skyr offre une source de protéines de qualité, naturelle et encore abordable, bien qu'il soit plus cher qu'un yaourt classique.
Sa texture onctueuse et sa richesse en protéines en font un aliment rassasiant, idéal pour le petit-déjeuner, les collations ou même les repas » précise Myriam Riedel-Kienzi.
Autre atout : sa simplicité. « Le Skyr Yoplait ne contient que du lait concentré, sans additifs ni artifices. » Quant à son process de fabrication, la directrice générale de Yoplait International n'en dira pas davantage.
Le skyr, un atout pour les producteurs laitiers ?
Le potentiel du skyr est loin d’être épuisé. Aux États-Unis, la consommation de yaourts protéinés atteint 1,5 à 2 kg par habitant, un seuil que la France n’a pas encore atteint. »
Yoplait a réalisé des investissements récents pour augmenter les capacités de production de skyr et de protéines sériques.
Myriam Riedel-Kienzi estime que le skyr n’est pas qu’une mode passagère mais bien un produit appelé à s'ancrer dans les habitudes alimentaires, porté par une demande forte en protéines "naturelles".
Une aubaine dont la filiale veut se saisir pour poursuivre la valorisation du lait produit.
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