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Le Salers de Petitrenaud

Avec ses amis Laurent Cabrol et Wendy Bouchard, l’homme de radio et de télévision, Jean-Luc Petitrenaud, pose ses valises à Salers. Le temps de partager un casse-croûte... qui durera tout au long de ce week-end.

Jean-Luc Petitrenaud de passage à Aurillac, cette semaine, avant de passer le week-end à Salers pour la Fête de l’été et du casse-croûte.
Jean-Luc Petitrenaud de passage à Aurillac, cette semaine, avant de passer le week-end à Salers pour la Fête de l’été et du casse-croûte.
© RSA

Tel que vous le voyez à l'écran, il est dans la vie. Pas de rôle de composition pour notre journaliste gastronome, enjoué, le bon mot facile et à l'affût d'un fumet, ici ou là. Tel qu'il est dans ses "Escapades" sur France 5, tel qu'il sera ce week-end pour l'animation à Salers de la Fête de l'été et du casse-croûte. Un tournage dans le nord-Aveyron l'a amené en terre cantalienne un peu plus tôt. "Et même si je suis originaire du Puy-de-Dôme, c'est bien du Cantal dont je suis le plus amoureux", lance-t-il à qui veut l'entendre. Et il le prouve. À la sortie de l'avion, à Aurillac, ce pape du fricot embrasse la terre. Une sorte de rite qui fait toujours autant sourire Christian Vabret, son ami de toujours. Ce sont ces deux larrons qui ont mis sur pied une manifestation qui met l'accent sur la convivialité... à Salers.

 

 

L'antithèse de la mondialisation

"Ah, Salers ! À la seule évocation de ce nom, on voit déjà l'étiquette jaune de la bouteille d'apéritif, la viande rouge, le fromage typique, les carrés... Et quel cadre ! Un des 100 plus beaux villages de France", s'exclame Jean-Luc Petitrenaud. L'endroit idéal pour changer d'air ; pour "revenir à l'authentique et sortir de ce que l'on veut faire de nous : des bêtes de consommation..." Alors, sous peine de déclencher son courroux, ne lui parlez pas de mondialisation ! Notre interlocuteur n'y voit pas autre chose qu'une forme d'uniformisation. Lui qui compare le territoire français à "une mosaïque, de plats, de coutumes, d'art et de manières de manger". Le casse-croûte fait partie de cette vision culturelle, guidée par une envie de fantaisie. "Le casse-croûte, c'est un peu la vie canaille. Ce n'est pas interdit, mais presque. Tenez, dites à un énarque de casse-croûter entre deux dossiers, vous verrez la tête du costume trois pièces, lui qui en est à son énième café", illustre ce personnage atypique qui assortit sa cravate à ses baskets de toile montantes. Petitrenaud défend certes le bien-manger, mais aussi et surtout l'idée de plaisir et de convivialité.

 

Une amitié qui sort des tripes

Citant d'éminents professeurs, il est persuadé que l'optimisme et le positif contribuent à "vivre drôlement mieux". Attaché à cette dimension de bien-être, il est déterminé à démontrer que l'amitié se lie surtout autour d'un bon coup de fourchette, sans le protocole qu'impose un dîner. Voilà sa définition du casse-croûte. Et cette année, à Salers, c'est autour de la tripe que l'on trinquera à la santé de son prochain. "Pas question de remettre les sabots, on parle bien de quelque chose de très actuel", précise le gastronome en précisant que les jeunes tripiers qui ont pris la relève seront les invités de la seconde édition de la Fête de l'été et du casse-croûte. Dans une démarche très contemporaine, ils devraient révéler des produits remis au goût du jour : redoulons, tripoux, tripes à la mode de Caen, les pieds paquets, etc. Parallèlement au concours de la meilleure omelette amateur de France, se tiendra aussi le concours de la meilleure tripe avec des professionnels. Les restaurateurs de Salers jouent également le jeu en proposant à toute heure des espaces casse-croûte sur leurs terrasses : les Remparts, le Drac, la Préfète, les Templiers, le Breffroi, le Rétro, le Baillage... Mais aussi les producteurs artisanaux et fermiers du pays : la charcuterie de la ferme Al Païs, la pâtisserie de la Basilique, les glaces de la ferme d'Aigue vive, les bières des brasseries de Fleurac et Dessalien, le fromage de la vache rouge, les confitures de la Roche aux fruits, le miel du Cézallier, la lentille de Saint-Flour, etc. Car derrière cette fête se glisse l'évidente volonté de mettre en avant des produits et des savoir-faire locaux et de communiquer sur le pays de Salers avant que s'ouvre la saison estivale. Et Jean-Luc Petitrenaud a raison : avec un nom partagé avec tant de bon produits, Salers ne peut qu'évoquer le bien vivre et le bon manger.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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