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Le remplacement, un outil efficace pour se libérer

Jusqu’au 2 avril prochain, les sections du Service de remplacement du Puy de Dôme tiennent leurs assemblées générales. L’occasion de revenir sur le fonctionnement et les activités du service

© Service de remplacement

Si 2014 s’inscrit dans la continuité, 2015 devrait être l’année pour « pérenniser la structure avec pour objectifs prioritaires : minimiser le coût du remplacement pour les agriculteurs, continuer à créer de l’emploi et poursuivre la formations des salariés» explique Laurine Graive, responsable administrative du SR 63. Aujourd’hui, le Service de remplacement compte 1700 adhérents, emploie près de 120 salariés- soit 69,9 Equivalent temps plein (ETP)- pour 15 000 journées réalisées en 2014 (+2%). La majorité des salariés est en Contrat à durée indéterminée (CDI) et titulaire d’un BEP ou BTS. « La formation agricole est un critère d’entrée dans la structure. Et nos salariés disposent souvent d’une première expérience dans le domaine de l’agriculture » précise la responsable administrative. D’ailleurs le statut de salarié au sein du service de remplacement est souvent une première marche avant la définition et la concrétisation d’un projet personnel d’installation.

 

Des raisons de se faire remplacer

Il y a maintes raisons pour un(e) exploitant(e) agricole de se faire remplacer dans son travail mais les plus courantes sont la santé (44%), les congés (36%) et la maternité/paternité (13,3%). Viennent ensuite les motifs formation/développement, responsabilités syndicales, le besoin de main d’œuvre occasionnelle ou le statut de pompier volontaire (voir encadré).

Des partenariats entre le SR63 et différents opérateurs permettent à l’utilisateur de bénéficier d’une réduction du coût de son remplacement. Ainsi par exemple, en cas de maladie ou décès (accident exclu), l’agriculteur ou son conjoint collaborateur bénéficient d’une aide de la MSA par jour de remplacement pour motif maladie ; ou d’une aide équivalente à 95% du coût du SR plafonné à 150€ pour motif décès. Par ailleurs, un contrat d’assurance entre le SR et Groupama auquel souscrit volontairement l’utilisateur, selon certaines conditions, lui permet de prendre en charge le coût de ses remplacements en cas d’accident, de problèmes de santé ou de décès.

Dans le cadre d’un remplacement pour formation ou participation à une action de développement, l’agriculteur peut bénéficier d’une aide de l’Etat (via CASDAR). Il peut aussi lorsqu’il prend des congés, profiter d’un crédit d’impôt accordé par l’État, en fonction de ses revenus.

 

Des sections à votre écoute

Pour se faire remplacer, obtenir des informations, l’agriculteur doit s’adresser au responsable de la section dont il dépend parmi les vingt réparties aujourd’hui sur le département. «Il doit contacter le responsable local et lui préciser sa demande de remplacement, à savoir : le motif, le type de travaux à effectuer, les dates de début et fin, la durée du travail et la durée totale du remplacement. Au vu de ses éléments, le responsable de section mettra alors à sa disposition un salarié compétent» détaille Laurine Graive.

Au-delà du remplacement ponctuel, il est également possible pour les exploitants agricoles d’intégrer un Groupement d’utilisateurs volontaires (GUV) de leur section. Le GUV est un groupe d’agriculteurs qui s’engagent à utiliser le Service remplacement au moins 4 jours par an et à planifier leurs remplacements au moins deux mois à l’avance. «C’est une solution pour un besoin occasionnel de main d’œuvre sur l’exploitation à partager entre plusieurs agriculteurs. Cela demande d’anticiper et de prévoir ses besoins, et d’organiser son travail en conséquence. Cela permet aussi de créer à plusieurs un volume d’activités régulier et suffisant pour employer à temps plein et fidéliser un salarié sur le secteur» explique la responsable administrative du SR63 .

 

Une équipe au service des adhérents

Autour de Laurine Graive, responsable administrative du Service de remplacement du Puy de Dôme, cinq personnes œuvrent au service des adhérents.

De gauche à droite :

Jordan Gomez : Employé administratif

Audrey Arnaud : Assistante administrative

Maryline Aubert : Comptable

Martine Carenton : Assistante administrative

Odile Gire : Assistante administrative

Laurine Graive (en arrière-plan) : Responsable administrative.

Partenaire du Service de remplacement, la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme apporte son soutien au fonctionnement de la structure présidée par Jean-Luc Tourreix, éleveur ovins à Gelles et responsable de la section Rochefort-Montagne.

 

Les locaux du Service de remplacement sont situés 11 allée Pierre de Fermat à Aubière. Tél : 04.73.44.45.66

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