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Le relèvement du SRP a eu un « faible » effet sur les prix

Dans un rapport remis au Sénat, les services de l'État concluent que le relèvement du seuil de revente à perte et l'encadrement des promotions n'ont pas eu un effet inflationniste majeur.

Dans un rapport remis au Sénat, les services de l'État concluent que le relèvement du seuil de revente à perte et l'encadrement des promotions n'ont pas eu un effet inflationniste majeur.
Dans un rapport remis au Sénat, les services de l'État concluent que le relèvement du seuil de revente à perte et l'encadrement des promotions n'ont pas eu un effet inflationniste majeur.
© Guillaume Perrin - La Marne agricole/Illustration

Rééquilibrer les marges des distributeurs et redonner de la valeur au travail des agriculteurs : c'était l'objectif de la majoration du seuil de revente à perte de 10 % (SRP + 10), expérimenté depuis 2019 dans le cadre de la première loi Egalim. Était également expérimenté l'encadrement des promotions en volume (25 %) et en valeur (34 %) pour « empêcher la destruction de valeur ». Ces deux mesures ont eu un « faible » effet sur l'inflation, selon un rapport du gouvernement remis à la commission des Affaires économiques du Sénat, le 31 octobre, qu'Agra Presse a pu consulter. La part de l'inflation pouvant être attribuée à ces mesures, entre mars 2019 et février 2020, est de 0,17 % sur l'ensemble des produits alimentaires.
Cependant, il semble que les mesures aient eu des effets plus important sur les prix de certains produits comme les boissons non alcoolisées (+1,6 %), l'alcool (+1,5 %), les pains, pâtisseries et produits du petit-déjeuner (+1 %) et les confiseries, sucre et desserts (+0,6 %). Conséquence de l'encadrement des promotions : on observe une baisse de l'activité promotionnelle en 2019, notamment sur les produits des PME (-14 % en volume, - 11 % en valeur). En relevant les prix des marques nationales, la loi aurait participé à reporter la demande des consommateurs vers les produits de marques de distributeurs (MDD) « moins chères ».

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