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Sécheresse
Le processus de calamité agricole bientôt enclenché

Le 24 juillet, la commission d’expertise mise en place par la DDEA s’est déplacée dans 8 cantons du département afin d’évaluer les pertes de récoltes de fourrages ; le processus de calamité agricole au titre de la sécheresse devrait être enclenché sans tarder.

Lé déficit pluviométrique des 6 derniers mois se fait sentir.
Lé déficit pluviométrique des 6 derniers mois se fait sentir.
© HLP

A l’occasion d’une réunion du bureau de la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire, la profession a alerté la DDEA sur la situation alarmante en terme de déficit hydrique de plusieurs cantons du département.
La situation ne s’améliorant pas, la Chambre d’Agriculture a  recontacté les services de la DDEA afin de lui demander de lancer la procédure des calamités agricoles au titre de la sécheresse.  Suite à cette demande, la DDEA a mis en place une commission d’expertise qui s’est déplacée sur le terrain le 24 juillet dernier ; celle-ci était composée de la Chambre d’Agriculture, représentée par Laurent Duplomb, de la FDSEA, avec Daniel Vialla, des JA avec Cédric Gauthier, de représentants de la coordination rurale et de la Confédération Paysanne et de Bernard Meyronneinc et Jean-François Boussit de la DDEA.
Cette commission a effectué une visite de terrain sur les cantons de Solignac-sur-Loire, Cayres, Loudes, St Paulien, Vorey, Retournac, Craponne et Allègre ; une zone dont la pluviométrie des 6 derniers mois (mesurée par Météo France) s’éleve à 60-65 % de la quantité relevée pour ce même semestre en année normale.
Cette expertise a constaté des déficits de récolte compris entre 35 et 50% sur les premières coupes d’ensilage et entre 40 et 50% sur les premières coupes de foin. Dans cette zone, aucune deuxième coupe n’a pu être effectuée. Le processus de calamité agricole au titre de la sécheresse devrait donc être enclenché sans tarder par la DDEA qui va présenter au plus tôt un dossier pour notre département auprès de la commission nationale des calamités.
Toutefois, cette année, les règles ont un peu changé : «l’indemnité ne porte que sur les récoltes de fourrages ; le maïs ensilage entre dans le calcul du taux de perte mais ne sera pas indemnisé, tout comme les céréales (car il s’agit d’un risque assurable). Enfin, les indemnités devraient être sensiblement à la même hauteur qu’en 2005» explique Laurent Duplomb. Comme en 2005, les agriculteurs n’auront pas à constituer de dossiers individuels, ils devront simplement remplir un formulaire.
Notons que la zone concernée par la sécheresse sera certainement amenée à s’agrandir en fonction des remontées du terrain.

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