Aller au contenu principal

Chevaux lourds
Le président du Syndicat des éleveurs de Chevaux Lourds de Haute-Loire démissionne

Lors d'un conseil d'administration du SDEC 43, le 18 août à Cayres, Jacques Issartel a annoncé sa démission du poste de président.

Conseil d'administration du SDEC43 le 18 août à Cayres
Jacques Issartel a démissionné lors du dernier conseil d'administration le 18 août à Cayres.
© HLP

Le président du Syndicat départemental des éleveurs de chevaux de Haute-Loire, Jacques Issartel, met un grand coup de pied dans la fourmilière. Lors d'un conseil d'administration, qui s'est tenu mercredi 18 août après le dernier concours officiel de la saison à Cayres, il a présenté sa démission du poste de président. Le Conseil, quasi au complet sauf 3 membres excusés et représentés, a pris note de sa décision et lui a apporté tout son soutien.
Cette annonce qui pourrait paraître un peu brutale à quelques jours du Concours départemental à Yssingeaux, a été longuement réfléchie et fait suite à de nombreuses mises en garde et prises de position du président. Il a expliqué les raisons de cette démission, non sans une certaine amertume. "Le Syndicat fait beaucoup de choses … pour les autres, et n'en retire aucune reconnaissance" lance-t-il en préambule.

La SFET chapeaute tout

Mais pour mieux comprendre, décortiquons l'organisation et le rôle des différentes structures qui gravitent autour du monde du cheval lourd. C'est la SFET (Société française des équidés de travail) qui chapeaute le tout en "fixant les règles des concours, des qualifications, des prises en charge et du peu de primes pour les éleveurs" résume Jacques Issartel. "C'est elle qui gère tous les fonds publics" destinés à l'élevage de chevaux de travail, selon l’intitulé de la SFET ; fonds qui transitent par les ANR (Associations nationales de races). Par ailleurs, il existe aussi la Fédération régionale AURA (élargie à d'autres départements limitrophes de la région) qui regroupe les syndicats départementaux dont fait partie le SDEC 43 qui compte aujourd'hui environ 80 adhérents. Jacques Issartel est vice-président de cette fédération en charge du dossier de la boucherie.
Ce que reproche Jacques Issartel à cette organisation, c'est la main mise de la SFET : "elle passe au dessus de nos règlements. Alors, à quoi sert le syndicat ?". Ainsi, dans l'organisation des concours officiels, c'est le syndicat qui s'occupe de tout sur le terrain comme cela a toujours été le cas. Les responsables du syndicat organisent, "bénévolement", tout l'encadrement de ces concours avec l'appui des municipalités. Mais selon la SFET, il n'est pas nécessaire de cotiser au syndicat pour présenter des juments lors de ces concours. "Peut participer qui veut, adhérent ou non". Prenons un exemple avec le concours de Cournon désormais "géré" par la SFET. Gérer est un bien grand mot, puisque la Société demande aux syndicats départementaux de s'occuper des qualifications, et cela sans plus de précisions. Jacques Issartel ne décolère pas : "Aujourd'hui, nous devons faire le boulot, mais nous ne connaissons par le règlement, ni les critères de qualification, on vient juste de nous communiquer les quotas attribués à chaque département…". En résumé, la SFET commande, le SDEC exécute.
Le président (ex-président) départemental dénonce une nébuleuse à l'intérieur de laquelle le syndicat se retrouve pieds et mains liés. "Avec cette organisation, se crée une distorsion entre les éleveurs" explique-t-il. "Certains choisissent de ne pas payer de cotisation au syndicat, et pourtant ils bénéficient des mêmes services que les autres. Ce n'est pas juste, et sur le terrain, c'est indéfendable".
En jetant ce pavé dans la mare, Jacques Issartel souhaite alerter l'ensemble des instances qui gravitent autour du monde du cheval lourd pour dénouer la situation et redistribuer les rôles et les responsabilités de chacun. Pour autant, il ne lâche pas totalement les rênes et, avec son conseil d'administration, il s'engage à organiser comme il se doit le Concours Départemental qui se tient ce samedi 28 août à Yssingeaux, et pour lequel il espère une bonne participation des éleveurs.

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

Surproduction laitière : la filière Saint-Nectaire asphyxiée, les producteurs sommés de réduire leur production 

Le Saint-Nectaire étouffe sous une surproduction record. Face à l’urgence, la filière appelle les producteurs à réduire…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

Les membres du conseil d'administration autour de Vincent Faure, président. Intervention d'Élisabeth Laugais sur le plan filière
Les éleveurs de chevaux de traits de Haute-Loire réunis pour faire le bilan de 2025

Vendredi dernier, à Chaspuzac, sous la houlette de leur président Vincent Faure, les adhérents de l’association des Éleveurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière