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Le Préfet Rousset au Gaec Minival à St Romain Lachalm

Le 22 octobre, le Préfet de Haute-Loire Yves Rousset a visité le Gaec Minival à Saint Romain Lachalm. L’occasion d’évoquer les grands sujets de l’actualité agricole du moment.

Le Préfet sur une parcelle de fraises du Gaec Minival.
Le Préfet sur une parcelle de fraises du Gaec Minival.
© HLP

Le Préfet de Haute-Loire, Yves Rousset continue son tour des exploitations agricoles dans le but de découvrir sur le terrain, au contact des agriculteurs, l’ensemble des productions agricoles du département.
Le 22 octobre, le représentant de l’Etat accompagné de la sous-préfète d’Yssingeaux, Christine Hacques, a passé l’après-midi à Saint Romain Lachalm, avec les associés du Gaec Minival et quelques élus locaux. Dirigé par Nicolas, Dominique et Cécile Peyrard, les enfants de Michel, responsable professionnel bien connu en Haute-Loire, cette exploitation dispose de deux ateliers : 150 vaches allaitantes limousines avec production de veaux label Rouge “Le Vedelou” et de génisses et 5 ha de petits fruits rouges en pleine terre (Framboises et Fraises complétées par des groseilles, des cassis, des mûres et des myrtilles, et depuis 2017 par des tomates).

Autonomie en protéines
Après une présentation détaillée de l’historique du Gaec créé en 2000 entre Michel et son fils Nicolas, le groupe s’est rendu sur l’atelier de vaches allaitantes. Au fil du temps et au grès de l’installation des enfants, le Gaec a évolué avec comme fil rouge, le recherche de l’autonomie en protéines et diminuer au maximum les intrants.
Le Gaec a arrêté de produire du broutards, un produit mal valorisé sur le marché mondial, et a opté pour la production de Vedelou ; un animal fini en 5 mois et bien valorisé sur le marché local par la coopérative des veaux des Monts du Velay-Forez.
En 2009, les Peyrard ont investi dans un bâtiment neuf en aire paillée avec une fosse en caillebotis, qui permet à la fois de garder une paille sèche le plus longtemps possible et de récupérer les effluents épandus comme engrais. Le bâtiment a été équipé d’une centrale photovoltaïque qui permet de rembourser plus de la moitié des échéances dues par les associés.

Verdissement de la PAC, sécheresse, TO/DE
Dominique Peyrard a interpelé le Préfet sur le verdissement de la PAC et en particulier sur le sort des prairies temporaires implantées depuis plus de 5 ans... Une décision qui ne s’accorde pas du tout avec les rotations de cultures (en particulier de luzerne) mises en place sur ce Gaec.
Ce fut également l’occasion d’évoquer le sujet de la sécheresse qui frappe sévèrement ce secteur de la Haute-Loire : “J’ai arrêté la faucheuse depuis le 3 juillet...  Cette année nous avons récolté 900 bottes de fourrage contre 1300 en période normale” lance Dominique qui a dû acheter 58 tonnes de foin cette année ! La paille manque aussi et est surtout très chère, aussi le Gaec s’est rabattu sur la paille de riz de Camargue.
Les responsables de la DDT, Jean-Pierre Chaput, chef du Service economie agricole et developpement rural, et la directrice de la DDT ont indiqué que la commission d’enquête se déroulait en ce moment sur le terrain ; elle sera suivie d’une commission départementale en décembre et d’une commission nationale en février 2019 qui statuera sur les secteurs retenus au titre de la sécheresse. Mais selon eux, la Haute-Loire ne ferait pas partie des secteurs les plus touchés en France...
L’atelier de fruits rouges conduit par Cécile fut notamment l’occasion d’évoquer la suppression du TO/DE ; la disparition de cette exonération des cotisations sociales sur l’emploi des travailleurs saisonniers va induire une perte de 12 000 euros sur le Gaec Minival. Notons que cette année, le Gaec a employé 12 saisonniers en juin et 23 saisonniers en juillet pour la récolte de ses fruits. Le Préfet, qui transmet tous les 15 jours au Ministère une synthèse des problématiques qui se posent sur le territoire, est désormais au fait des préoccupations dans ces créneaux de productions.

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