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ACTUALITÉ
Le préfet annonce la révision de l'arrêté cadre sécheresse

Le préfet du Puy-de-Dôme a annoncé, le 30 septembre, lors d'une réunion à la presse, revoir l'arrêté cadre sécheresse pour l'été prochain.

"On arrose pas le jardin en se cachant du voisin." Pour Philippe Chopin, les particuliers doivent à leur tour prendre l'entière mesure des arrêtés sécheresse.
"On arrose pas le jardin en se cachant du voisin." Pour Philippe Chopin, les particuliers doivent à leur tour prendre l'entière mesure des arrêtés sécheresse.
© G. Deloison

Lors d'une réunion avec la presse le 30 septembre dernier, Philippe Chopin a annoncé la révision prochaine de l'arrêté cadre sécheresse. Le préfet du Puy-de-Dôme "après concertation avec l'ensemble des parties prenantes (industriels, agriculteurs, consommateur...) " tient à rendre l'arrêté plus lisible et plus réactif pour le grand public notamment.

Deux zonages : un professionnel, un particulier

L'été 2022 a été le galop d'essai du nouvel arrêté cadre sécheresse et de la gestion volumétrique. De cette première expérience ressort plusieurs limites dont la premiè-
re : la difficulté d'application de l'arrêté pour le grand public. "Le zonage en cours n'est pas parlant pour le consommateur lambda" annonce le préfet. L'arrêté cadre sécheresse actuel compte 12 zones prenant en compte les débits de l'axe Allier mais aussi du réseau secondaire. Selon le préfet, "la dimension de bassin de vie n'est pas soulignée" ce qui aurait complexifié la lecture. Les services de la préfecture souhaitent désormais proposer deux zonages : un pour les professionnels et un pour les particuliers. Les détails ne sont pas encore connus à ce jour puisqu'ils seront "débattus avec le comité départemental de l'eau (CDE) prochainement". À ce second zonage, le préfet souhaiterait intégrer "une gestion en temps réel, via des capteurs, pour créer une alerte sms, à l'image de celle existante pour les agriculteurs".

Une mission interministérielle dépêchée à Naussac

Dans les déclarations de Philippe Chopin, il se ressent l'urgence de la situation. Bien que les températures soient plus fraîches, la pluviométrie annuelle est toujours déficitaire. Les inquiétudes pour l'année 2023 sont d'autant plus fortes que le barrage de Naussac est à son plus bas niveau. "Une mission interministérielle sur la production hydro-électrique va bientôt démarrer. À la demande de plusieurs préfets, et de moi-même, elle va s'étendre à Naussac pour proposer au gestionnaire une optimisation de son remplissage."
Face à cette crise "difficile à passer", les actions ne vont pas s'arrêter à ces deux mesures. La préfecture entend développer les plans d’utilisation rationnelle de l’eau (PURE) auprès des 28 plus gros consommateurs du département. À ce jour, Limagrain, Constellium Issoire, l'usine Michelin de Cataroux et Candia Clermont-Ferrand ont déjà signé pour réduire de 10% leur consommation d'eau.
La préfecture poursuit également ses travaux sur le stockage de l'eau. "Sept projets individuels ont été autorisés sur le Puy-de-Dôme et deux gros projets de plus de 1 M de m3 sont en cours" précise Philippe Chopin.

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