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Le pâturage hivernal des bovins, une opportunité à saisir ?

Lors du Sommet de l'élevage, l'Idele présentait les résultats d'essais de pâturage hivernal menés dans trois élevages bovins du grand Ouest.

Lors du Sommet de l'élevage, l'Idele présentait les résultats d'essais de pâturage hivernal menés dans trois élevages bovins du grand Ouest.
Lors du Sommet de l'élevage, l'Idele présentait les résultats d'essais de pâturage hivernal menés dans trois élevages bovins du grand Ouest.
© François d'Alteroche/Illustration

Avec le réchauffement climatique, les sécheresses et coups de chaleur estivaux contraignent les éleveurs bovins à puiser dans leurs stocks fourragers de plus en plus tôt dans l'année. En parallèle, les hivers s'adoucissent au profit d'une pousse d'herbe plus prolifique. Dans ce contexte, le pâturage hivernal, en valorisant les restes de l'arrière-saison et la pousse d'hiver, permettrait de réduire le recours aux stocks fourragers entre décembre et février, améliorant ainsi l'autonomie fourragère des exploitations. Pour mettre en évidence les intérêts de cette pratique, et évaluer ses éventuels impacts sur la prairie le reste de l'année, l'Institut de l'élevage (Idele) a mené une expérience de deux ans, sur des lots de bovins en croissance, dans trois fermes du grand Ouest (La Blanche Maison (50), Trévarez (29) et Thorigné d'Anjou (49)). Les résultats de l'étude ont été présentés cette année lors du Sommet de l'élevage. « Les fermes participantes ont économisé entre 7 et 14 tonnes de matière sèche » rapporte Raphaël Boré, chargé de projet en alimentation à l'Idele.
« Le pâturage hivernal convient mieux aux animaux ayant des besoins modestes » explique Pascale Faure, conseillère fourrage à la chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme. En adaptant le nombre d'animaux à la quantité d'herbe disponible au démarrage et à la croissance journalière de l'herbe en hiver, l'éleveur met ainsi toutes les chances de son côté pour satisfaire les besoins alimentaires de ses lots pâturant.

Quantité et qualité de l'herbe
Dans les fermes testées, où la croissance hivernale de l'herbe a été estimée entre 5 et 7,5 kg MS/ha/jour, les résultats en termes de quantité d'herbe ingérée sont similaires : entre 8,5 à 9,8 kg MS/vache/jour. Seuls un lot de boeufs normands de 24 mois, dont les besoins étaient supérieurs à ceux des autres bovins testés*, a nécessité un apport de fourrage complémentaire (3,3 kg MS/animal/jour en moyenne). Par ailleurs, l'étude met en évidence une belle qualité d'herbe hivernale, « feuillue et jeune avec de très bonnes valeurs alimentaires ! ». En atteste la bonne croissance des bovins mis à l'essai.
Concernant la quantité d'herbe produite à l'année, « aucune différence n'a été constatée entre les zones pâturées et zones témoins (non pâturées) », détaille l'Idele.

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