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Le pâturage en sous-bois, une pratique qui intéresse

Si le pâturage en sous-bois a pendant de nombreuses années été une pratique courante de pâturage, notamment dans les forêts de l’arc méditerranéen, cette activité perd du terrain au profit des champs ou des pâtures.

Si le pâturage en sous-bois a pendant de nombreuses années été une pratique courante de pâturage, notamment dans les forêts de l’arc méditerranéen, cette activité perd du terrain au profit des champs ou des pâtures.
Si le pâturage en sous-bois a pendant de nombreuses années été une pratique courante de pâturage, notamment dans les forêts de l’arc méditerranéen, cette activité perd du terrain au profit des champs ou des pâtures.
© Michel Barrandon

En Lozère, c’est en Margeride que cette mode a eu le plus d’adeptes. Mais, même dans ce coin vert de Lozère, les pressions sociétales ont peu à peu raison d’une méthode ancestrable, et qui protégeait la biodiversité. Si cette méthode reste encore confidentielle, les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet arrivent tous à une conclusion similaire : « le sylvopastoralisme est profitable aussi bien aux éleveurs qui le pratiquent qu’au territoire ainsi entretenu ».
« Le pâturage dans les espaces boisés contribue à la diminution de la végétation inflammable et à l’entretien de zones de coupures de combustible. Il fait partie des moyens de sécurisation des massifs forestiers sensibles. Plus largement, et notamment dans les zones de déprise, le sylvopastoralisme peut favoriser le maintien ou l’émergence d’activités rurales en apportant une diversité de revenus (produits forestiers, animaux, développement touristique…), et en valorisant une complémentarité des territoires », note par ailleurs la chambre d’agriculture de Lozère sur son site.
« Après avoir été mise en sommeil pendant une vingtaine d’année, cette pratique semble retrouver un certain intérêt auprès des agriculteurs », explique Catherine Rocher, chargée d’études pastoralisme et agri-environnement à la chambre d’agriculture de Lozère.
Michel Barrandon, agriculteur près du lac de Ganivet et parti à la retraite au 1er janvier 2021, a pratiqué le pâturage sous-bois depuis son installation en 1985. « Lorsque je me suis installé, j’ai gardé une dizaine d’hectares non-défrichées », explique-t-il. Des parcelles où poussent des pins sylvestres, et qui permettaient à son troupeau de brebis de pâturer sous-bois.

Le pâturage en sous-bois vs le sylovapastoralisme

On parle de "pâturage en sous-bois", quand on fait pâturer.... des sous-bois, et de "sylvopastoralisme" quand le bois n'a pas uniquement vocation à faire de l'ombre mais qu'on mène en même temps un projet forestier et à vocation agricole (pastorale en l’occurrence") par exemple, quand des éclaircies vont être menées, que les arbres coupés ne le sont pas au hasard, mais bien sélectionner ceux qui ont un meilleur avenir, ou pour lesquels des débouchés bien identifiés existent.

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