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Le mouvement des animaux sous surveillance

Depuis l’annonce d’un foyer de FCO en Auvergne, différents périmètres ont été mis en place : zone d’interdiction de 20 km autour du foyer ; zone de protection de 100 km ; zone de surveillance 50 km autour de la zone de protection et zone indemne.

Destinés à réglementer le mouvement des animaux, ces périmètres répondent à une réglementation stricte.

 

Réglementation des mouvements des animaux destinés à l’abattage

Les ruminants destinés aux abattoirs peuvent sortir des différents périmètres à condition de ne présenter aucun signe clinique et d’être abattus dans les 24 heures suivant leur départ. Les moyens de transports doivent être désinsectisés et le trajet doit être direct jusqu’à l’abattoir. La constitution de lots est autorisée dans la mesure où les tournées de ramassage suivent un mouvement centripète ; autrement dit de la zone la moins infectée à la plus infectée.

Cette réglementation permet aux éleveurs présents sur le marché national de continuer à écouler leurs ruminants.

Du côté des coopératives, on se veut rassurant à l’image d’Henri Tamain, directeur de Copagno : « nous devons avant tout gérer des problèmes de logistiques. Les frontières des périmètres de protection, réglementés et indemnes changent tous les jours voire toutes les heures. Nous revoyons continuellement nos circuits de tournées et gérons du mieux possible nos flux en direction des abattoirs.»

 

Règlementation des mouvements des animaux non destinés à l’abattage

En France

Les sorties et les entrées de ruminants non destinés à l’abattage sont interdits dans le périmètre d’interdiction. En revanche, les animaux peuvent circuler librement à l’intérieur des zones de protection et de surveillance. Ils peuvent également aller de la zone de surveillance à la zone de protection mais pas l’inverse.

Les jeunes animaux de boucheries de moins de 90 jours, destinés à l’engraissement, peuvent quitter une zone de surveillance ou de protection si :

- les animaux ne présentent pas de signes cliniques

- le moyen de transports est désinsectisé,

- les animaux en question sont destinés à être abattus sur le territoire national après une période d’engraissement en bâtiment fermé et préalablement désinsectisé

Dans le cas d’une transhumance où les animaux d’estive doivent retourner dans leur exploitation située dans une zone plus favorable (exemple : estive en zone de protection et bergerie en zone de surveillance), ils ne devront présenter aucun signe clinique, être désinsectisés, isolés dans un bâtiment fermé et subir un dépistage PCR, 14 jours après leur retour.

 

 

 

A l’étranger

Les mouvements d’animaux vivants non vaccinés à destination des autres États Membres de l’Union Européenne sont interdits sauf dans le cas d’un abattage immédiat. Quant à l’exportation en dehors des frontières européennes, chaque pays est libre de fixer ses conditions d’entrées voire de bloquer les échanges.

M. Comte d’après note de service DGAL/SDSPA/2015-789 du 18 septembre

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