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Visite d'exploitation
Le ministre à la rencontre des agriculteurs de St Julien Chapteuil

Le 16 avril, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, a visité le Gaec de la Romaine de Denis et Dominique Chalendard à St Julien Chapteuil. Temps d’échanges avec les agriculteurs autour des productions porcines et ovines, principalement.

Laurent Wauquiez a visité le Gaec de la Romaine et a échangé avec quelques agriculteurs de St Julien Chapteuil.
Laurent Wauquiez a visité le Gaec de la Romaine et a échangé avec quelques agriculteurs de St Julien Chapteuil.
© HLP
En visite sur la commune de St Julien Chapteuil lundi 16 avril, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a fait une halte à l’Herm pour visiter l’exploitation agricole de Dominique et Denis Chalendard et échanger avec quelques agriculteurs de la commune.
Le Gaec de la Romaine comporte un cheptel porcin de 140 mères et un cheptel ovin de 600 Noires du Velay. Pour les deux associés de ce Gaec, la venue du Ministre fut l’occasion de faire état de l’ensemble des problèmes qui touchent leurs productions.

Un investissement lourd
Lorsque l’on est agriculteur, l’investissement dans l’outil de travail est toujours conséquent. Dominique Chalendard comptabilise un investissement de 1 million d’euros depuis son installation en 1999 avec son frère Denis. Or, avec la mise aux normes des bâtiments d’élevages porcins relative au bien-être des truies gestantes obligatoire au 1er janvier 2013, les investissements sont loin d’être terminés ! Dominique Chalendard estime à 100 000  euros le coût total induit par une mise aux normes  «bien-être» de son atelier de 140 truies.
L’investissement est donc colossal et de surcroît pour l’instant pas réalisable chez lui à cause des  contraintes réglementaires sur le phosphore dans le plan d’épandage. «Depuis 2011, toutes les exploitations sous le régime des ICPE, installations classées pour la protection de l'environnement (exploitations hors sol, plus de 50 vaches laitières), soit un millier d’exploitations en Haute-Loire, doivent fournir un bilan de fertilisation à l’équilibre. En somme, les exportations par les cultures doivent correspondre aux apports par les effluents d’élevage et les engrais. Or, sur l’azote, cela ne pose pas de problème. En revanche, l’élément phosphore est un facteur limitant. Les exportations par les cultures sont très faibles et le cycle du phosphore dans le sol est mal connu. De plus, dans chaque apport en phosphore, une partie est bloquée. On ne peut donc raisonner ce facteur à l’équilibre, il faudrait intégrer une notion de biodisponibilité de ce phosphore par les cultures» explique Dominique Chalendard.
Encore à l’étude au niveau national, cette question technique devrait aboutir à l’application de nouvelles règles. En attendant, la profession réclame la mise en place en Haute-Loire de pratiques pas trop pénalisantes pour les élevages.
Informé de ce problème lors de l’assemblée générale des JA, Laurent Wauquiez a saisi le Préfet de Haute-Loire pour que les exploitations concernées jouissent de règles plus souples en attendant l’arrivée d’un nouveau cadre réglementaire au niveau national.
Nos exploitations de montagne souffrent également de la superposition de plusieurs programmes environnementaux : «A l’échelle européenne, on a par exemple la PHAE, Natura 2000 et les règles ICPE à l’échelon national, les zones sensibles à l’échelle de la région et d’autres classements type «zone humide» dans les départements… Chacuns de ces programmes possède ses propres contraintes et ses critères d’accès et ils s’appliquent parfois à une seule et même parcelle. Une clarification et une simplification s’imposent» a signalé Dominique Chalendard.
Le cheptel ovin du Gaec dirigé par Denis a quant à lui bénéficié du rééquilibrage des aides, «un combat qui, je vous le rappelle, est parti de la Haute-Loire. C’est une bataille que j’avais relayé auprès de Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche de 2007 à 2009» a souligné Laurent Wauquiez.
La rentabilité de l’atelier ovin de Denis Chalendard s’est améliorée mais celui-ci déplore toutefois une décapitalisation générale des cheptels ovins.

En ovin, communiquer sur la traçabilité
Le ministre a ensuite soulevé le déficit de communication auprès du consommateur sur la question de la traçabilité : «Qui connaît la différence entre la traçabilité d’un mouton de Haute-Loire et un mouton Néo Zélandais ? Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde !» a indiqué Laurent Wauquiez.

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