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Le Massif central milite en faveur d'une PAC juste et durable

Les responsables professionnels du grand Massif central ont rédigé un livre blanc dans le cadre de la PAC post 2020. Revalorisation, équilibre, accompagnement, compensation...en sont les fils conducteurs.

De gauche à droite : Patrick Escure (Cantal), Didier Ramet (Bourgogne), Patrick Bénézit et Christine Valentin.
De gauche à droite : Patrick Escure (Cantal), Didier Ramet (Bourgogne), Patrick Bénézit et Christine Valentin.
© SC

Une fois n'est pas coutume, les agriculteurs du grand Massif central souhaitent afficher leurs propositions dans le cadre de la PAC post 2020. Même si au niveau européen, l'heure est à l'installation des nouvelles instances alors qu'on ignore encore le timing de la mise en oeuvre de la nouvelle PAC, « la communication sur nos positions, auprès des élus européens notamment, doit s'engager sans attendre », estiment Christine Valentin et Patrick Bénézit, le duo à la tête du Sidam et de la Copamac. À l'occasion d'une réunion, organisée dernièrement à Aubière, les élus professionnels ont validé la feuille de route en faveur d'une PAC « juste et durable », garante de « territoires ruraux vivants et attractifs ». Le projet est bâti autour de quatre axes stratégiques : soutenir les prix ; compenser les écarts et reconnaître l'existant ; garantir la sécurité des exploitations ; et enfin installer et investir.

Négociation : reprendre le pouvoir
Par soutien des prix, les responsables professionnels entendent : une sécurisation juridique donnant aux agriculteurs le pouvoir de négocier ; des outils de gestion des marchés et de prévention des risques pour gérer la volatilité ; et des outils de valorisation des produits permettant la création de valeur ajoutée. Second pilier du livre blanc, la compensation des écarts et la reconnaissance de l'existant. « Cela passe par une compensation économique des handicaps naturels pour les surfaces fourragères (revalorisation des ICHN notamment), un maintien des aides couplées, une reconnaissance des services annexes rendus par l'élevage à l'herbe et un filet de sécurité pour maintenir une activité agricole sur tous les territoires », résume Christine Valentin.

Aléas : agir plutôt que subir
Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, en premier lieu la sécheresse, le Massif central estime que l'Europe, pour garantir sa souveraineté alimentaire, doit déployer « une palette d'outils en fonction de l'aléa, de la production et de la stratégie d'exploitation en favorisant les dynamiques collectives autour de fonds de mutualisation climatiques et sanitaires ». Enfin sur le volet renouvellement des générations, les responsables professionnels plaident en faveur d'aides spécifiques à l'installation et à la transmission, défendent un accompagnement des investissements et des innovations pour répondre à la demande sociétale. L'ensemble de ces propositions vont désormais être portée auprès des élus locaux, régionaux, nationaux et européens. Le prochain Sommet de l'Élevage (2, 3 et 4 octobre à Clermont-Ferrand) sera l'occasion de défendre cette feuille de route et de la partager avec le plus grand nombre.

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