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Le marché du machinisme agricole reprend de la vigueur

Après un effondrement en 2016, le marché français du machinisme agricole semble reprendre des couleurs. Un signe positif ressenti aussi dans le Puy-de-Dôme.

À l’exception de l’espace vert et de la vitiviniculture, les marchés du machinisme agricole ont fortement chuté en 2016. Selon l’enquête de conjoncture menée par le SEDIMA en septembre dernier, les prises de commande en grandes cultures étaient en recul de 36 % au second semestre 2016 par rapport à la même période de 2015, et de près de 20% pour la polyculture élevage ou les équipements d’élevage. Le plongeon a été particulièrement spectaculaire pour les ventes de tracteurs ; sachant qu’elles représentent près d’un tiers du marché du machinisme agricole. «Le nombre d’immatriculations a baissé de 32 % en juillet et de 16 % en août », souligne un responsable du pôle économie de l’Axema (Union des industriels de l’agroéquipement).

 

Des signes positifs sur le terrain

Plutôt pessimiste en septembre 2016, l’enquête du SEDIMA estimait pour le 1er semestre 2017 une baisse de -18% des commandes de matériels neufs et - 12 % pour celles des matériels d’occasion. La tendance était également annoncée morose pour les chiffres d’affaires pièces et les prestations à l’atelier avec - 4 % estimés. Toutefois, dès le 4ème trimestre 2016 la situation s’est améliorée avec une reprise de 16 % des commandes. Un progrès confirmé par AXEMA qui indiquait à la même période que « le marché des agroéquipements poursuivait son redressement». Des signes positifs confirmés sur le terrain par Vincent Cristina, chef des ventes au sein de l’entreprise concessionnaire de machines agricoles VACHER, à Riom. « Après une chute importante des ventes en 2016, il semble que la reprise soit au rendez-vous dans ce premier semestre 2017. Les exploitations possèdent du matériel usagé qu’il faut renouveler, notamment par des équipements techniquement plus évolués. C’est le cas du matériel de pulvérisation qui a beaucoup évolué grâce à l’apport des nouvelles technologies ». Le marché du tracteur reprend aussi de la vigueur, selon Vincent Cristina, « certes, nous constatons une diminution des ventes à l’unité de tracteurs ou de pulvérisateurs mais elle est compensée par une hausse du chiffre d’affaires liée à l’augmentation de la puissance des matériels vendus. Face à l’agrandissement des structures, au lieu de vendre 1 faneuse de 5m on en vend une de 12m ..».

Etre en veille…

Le développement de la robotique sur les équipements agricoles est un nouvel enjeu pour les agriculteurs et les distributeurs de matériels. « Nous devons être constamment en veille technologique » indique le chef des ventes de VACHER. Et la veille n’exclut pas la vigilance… « les innovations importantes sur les robots de désherbage ne sont pas adaptées à tous les matériels. Il faut savoir garder la maîtrise de l’outil pour pouvoir adapter son utilisation en toutes circonstances».

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