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Le marché au cadran de Mauriac sert de modèle

Une trentaine d’éleveurs de Lozère ont visité le marché de Mauriac sous la houlette de la présidente Michèle Chastang.

Lundi 1er février, une délégation de la Lozère a visité le marché au cadran de Mauriac. Ces éleveurs étudient la faisabilité de la création d’un cadran à Aumont-Aubrac.
Lundi 1er février, une délégation de la Lozère a visité le marché au cadran de Mauriac. Ces éleveurs étudient la faisabilité de la création d’un cadran à Aumont-Aubrac.
© CJ/PAP

Ils en rêvent déjà : un marché au cadran dans leur département, la Lozère. Le site ? Aumont-Aubrac, tout près de l’A 75. Sa spécificité ?  La commercialisation de la race rustique emblème de leur territoire, l’aubrac, mais pas que. D’ailleurs, ils savent déjà ce qu’ils veulent : “un cadran pour tous”, où “tout un chacun pourra trouver sa place”. Ces éleveurs rêvent, mais ils gardent les pieds sur terre : pas question de se lancer à l’aveuglette, autant profiter de l’expérience de ceux qui sont passés par là avant eux ! Lundi 1er février, ils sont donc venus à une trentaine de leur département du 48 pour visiter le marché au cadran de Mauriac.

Ussel puis Mauriac

“En décembre, on a visité celui d’Ussel qui fonctionne depuis longtemps, a expliqué Frédéric Valette, président de l’association de préfiguration “Un cadran pour tous”, chargée d’étudier la faisabilité du projet. Avec celui de Mauriac, ce qui nous intéresse, c’est que c’est tout neuf : les organisateurs ont encore en mémoire les problématiques qu’ils ont rencontrées. Et puis c’est certainement ce qui se rapproche de ce que l’on veut faire, nos territoires ont des similitudes, dont les races rustiques.” Reçue par la présidente Michèle Chastang et son équipe, la délégation lozérienne a assisté aux transactions du lundi matin dans la salle des ventes, avant de découvrir les infrastructures et le fonctionnement en interne.  “On est là pour voir les points forts et les points faibles, ce qui marche et ce qui ne marche pas, a résumé Olivier Boulat, président de la FDSEA 48. Nous n’en sommes qu’au tout début de la réflexion, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a une vraie volonté de tous de mener à bien ce projet, porté par de nombreux jeunes. C’est un projet d’avenir !” “Nous devons être fédérateurs et n’oublier aucun acteur. Même si ce sont les éleveurs qui portent la démarche, c’est un projet structurant pour le territoire, ajoute Frédéric Valette. On le voit ici à Mauriac : il y a eu des créations d’emplois, des retombées économiques, sans oublier le lien social. Le marché est aussi un lieu d’échanges pour les éleveurs qui n’ont plus le temps de sortir de leur ferme.”

Reprendre la main

Mais ce que recherchent avant tous les Lozériens avec ce projet de cadran, c’est de reprendre la main sur la commercialisation de leurs animaux. “Ça permettra de créer une concurrence positive et de mieux valoriser nos bêtes”, estime ainsi Franck  Bestion, un des éleveurs de l’association. Pour Julien Tufféry, président des Jeunes Agriculteurs 48, il y a urgence à donner des perspectives aux jeunes qui s’installent en viande bovine dans le département. “On voit que sur des marchés comme le lait ou le porc, les paysans ne maîtrisent plus rien face aux monopoles qui se sont créés. L’idée avec le marché au cadran, c’est de redonner le pouvoir aux éleveurs de vendre leurs produits et de créer de la valeur ajoutée.” Si l’étude de faisabilité donne son feu vert, les travaux pourraient démarrer en fin d’année, espèrent les Lozériens.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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