Aller au contenu principal

« Le loup n’est pas compatible avec l’élevage »

En ce début de printemps 2017, le loup sévit déjà de façon très intense. Les Jeunes agriculteurs lozériens prennent position.

© DR

Sur plusieurs exploitations du nord-est du département mais aussi de la Margeride Ouest le constat est là : les attaques sur ovins et équins se multiplient. De nombreux animaux ne sont pas encore sortis des étables, qu’en sera-t-il lorsque les éleveurs auront mis à l’herbe la totalité de leur cheptel ? Les Jeunes Agriculteurs de Lozère le martèlent depuis des années : « le loup n’est pas compatible avec l’élevage et ses attaques sont insupportables pour les agriculteurs ».
« Nous avons perdu près d’une quinzaine d’animaux depuis l’automne 2016, nous vivons ces attaques comme de véritables agressions. L’objectif de notre ferme pédagogique est de montrer au grand public nos animaux et non de les laisser dévorer par des prédateurs », explique René Jouve de la Toison d’or.
« Il est temps que l’État prenne la pleine responsabilité de cette situation alarmante. Nous demandons que l’ensemble des mesures de prélèvement soient mises en œuvre et que la brigade loup du Massif central soit efficace pour neutraliser ces prédateurs », indique Julien Tufféry, président des Jeunes agriculteurs de Lozère.
« À la suite des premières prédations de ce printemps 2017, nous avons positionné des pièges photographiques. Ces derniers ont permis de certifier la présence du loup », poursuit René Jouve.
Suite à ces attaques barbares, c’est bien une épée de Damoclès qui plane au-dessus de chaque agriculteur et de leur troupeau. Le loup est incompatible avec l’élevage tel qu’il se pratique actuellement en Lozère. Il ne l’a d’ailleurs jamais été. Depuis des milliers d’années et partout où l’élevage est présent, les hommes ne cessent de combattre ce super prédateur. On pourrait croire qu’il s’agit d’un juste équilibre des milieux mais si le loup continue son expansion, les conséquences seront désastreuses pour les territoires.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière