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Le lait sous toutes ses formes à la ferme de Jean-Yves Jourdan

Samedi 1er juin, l’interprofession laitière organisait sa traditionnelle série d’événements pour célébrer la journée mondiale du lait. En Lozère, Jean-Yves Jourdan, exploitant à Grandrieu, a ouvert les portes de sa ferme aux travailleurs du foyer le prieuré à Laval-Atger.
 

Le groupe d’une quinzaine de travailleurs du foyer le prieuré à Laval-Atger a pu découvrir différents ateliers autour du lait, à la ferme de Jean-Yves Jourdan, samedi 1er juin. Une sortie organisée dans le cadre de la journée mondiale du lait et qui permet de mettre en valeur une importante filière, tant dans l’hexagone qu’en Lozère.Syndilait, les professionnels de la filière française du lait liquide conditionné, ont, en 2024, fêté le 10e anniversaire de leur première participation à la journée mondiale du lait. Un rendez-vous qui s’est enraciné dans le paysage et est désormais incontournable.

Le lait, un produit qui plaît
En France, la consommation apparente (domicile et hors domicile) a enregistré une hausse de 1,8 % en volume sur un an, en particulier en raison de la reprise de la restauration hors domicile. « Une tendance qui devrait se poursuivre avec l’obligation de servir au moins 50 % d’ingrédients durables et de qualité, étendue des établissements publics à la restauration collective privée depuis janvier dernier », a indiqué Syndilait lors de la conférence de presse présentant l’événement. En grande distribution, dans un contexte général de déconsommation des ménages, le marché se tasse à -2 % en volume en 2023, avec des laits UHT traditionnels qui résistent bien, à -0,3 % par rapport à 2022. De leur côté, les achats de lait demi-écrémé, qui représentent plus de 60 % des volumes vendus en grande distribution, restent au même niveau qu’en 2022. « L’enjeu pour les professionnels consiste désormais à maintenir ce prix juste pour financer en toute indépendance les avancées nécessaires à la pérennité de la filière française, qui réussit à fournir plus de 99 % du lait proposé sur le territoire et à conserver une balance commerciale excédentaire. Vendu en moyenne 1,06 euro le litre en magasin en 2023, le lait demi-écrémé est ainsi resté abordable pour les consommateurs qui ont maintenu leurs achats, avec une revalorisation d’environ 16 centimes par litre sur un an », a détaillé Syndilait. En France, ce sont 24 000 collaborateurs, dont 6 000 en emplois directs, qui œuvrent en faveur du lait liquide conditionné 100 % français.

En Lozère, une exploitation en exemple
Faire téter les veaux, emmener et ramener les vaches du pré, la traite, fabriquer du beurre et du fromage : ce sont quelques-uns des ateliers auxquels ont pu participer les travailleurs du foyer le prieuré à Laval-Atger ce samedi 1er juin. « Nous, on est la partie foyer d’hébergement, donc on anime les soirées et week-ends », a expliqué Amélie, l’une des trois encadrantes. Et en guise d’animation, le 1er juin tombant un samedi, l’occasion était trop belle d’aller visiter une ferme laitière à Grandrieu. « Il y a quelques années, nous avions déjà visité une ferme. Cet événement est l’occasion pour nos travailleurs de découvrir le quotidien agricole, qu’ils ne connaissent pas tous », se satisfait Amélie, ravie des échanges entre les résidents du foyer et l’exploitant, Jean-Yves Jourdan, qui a ouvert sa ferme sur la journée. « L’idée, pour moi, c’est de montrer ma ferme à un public qui n’est pas forcément au courant », sourit ce dernier, entre deux questions lancées à son intention. Cela ne fait que deux ans que Jean-Yves Jourdan a décidé d’ouvrir son exploitation à l’occasion de la journée mondiale du lait, une décision qu’il ne regrette pas du tout. « La première fois, nous avions accueilli des élèves de primaire du coin, c’était aussi une belle journée », se remémore celui qui fait du lait sur sa ferme familiale « depuis au moins les années 1950 ». Installé depuis 1993 à la Bataille, l’agriculteur élève une quarantaine de mères dont les 180 000 litres de lait annuels sont collectés par Sodiaal. « On garde un peu de lait pour faire notre propre fromage et du beurre, pour notre consommation personnelle », explique l’éleveur, heureux de son système qui « tourne bien » et qu’il espère bien transmettre d’ici quelques années à un repreneur.
 

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